03 février 2012

Le vampire des pays de l'Est

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Extrait de " Mythologies du Monde Entier " de Roy Willis, 1995

Le vampire est la plus connue de toutes les créatures mythiques familières aux Slaves et à leurs voisins. Le mot vient du slave méridional vampir, qui prend d'autres formes selon les langues (upir, upyr, upior, etc...).

Aux XIXè siècle, la croyance aux vampires était plus répandue parmi les Ukrainiens et les Biélorusses que chez leurs voisins de l'Est, les Russes, mais c'est parmi les Slaves de l'Ouest (notamment les Katchoubes, qui vivent à l'embouchure de la Vistule) et du Sud qu'elle avait la plus grande emprise. Dans les pays slaves du Sud, la notion de vampire était étroitement imbriquée avec celle de loup-garou, à tel point qu'aujourd'hui, vampire se dit vukodlak (poils de loup).
Cependant, contrairement aux loups-garous, les vampires après leur mort  : c'est le cas des loups-garous, magiciens, des sorcières, des pêcheurs et des impies (qui en Russie incluaient les hérétiques). Dans certains pays (la Bulgarie par exemple), on soupçonne les meurtriers, les voleurs, les prostituées et autres indésirables de se transformer en vampires. Même les croyants morts de mort  naturelle peuvent devenir des vampires, notamment lorsque les rites funéraires n'ont pas été respectés, ou lorsqu'ils sont morts prématurément (les suicidés par exemple). Les personnes conçues ou nées un jour saint, les enfants mort-nés et ceux qui ont à la naissance une excroissance osseuse au bas de la colonne vertébrale, ou des dents, sont désignés comme vampires.
Les vampires ne pourrissent pas dans leurs tombes, ils sont souvent enflés, et le cadavre peut remuer dans le cercueil (les Macédoniens croyaient que le corps se retournait).
A minuit, ils vont dans les maisons pour sucer le sang de ceux qui dorment ou avoir des relations sexuelles avec eux, il s'agit souvent de personnes de leur famille, qui ensuite dépérissent et meurent. Il leur arrive aussi de sucer la chair de leur propre poitrine, ou leurs vêtements mortuaires, ce qui, dans les deux cas, provoque la mort de leurs familiers.
On trouve aussi des vampires aux carrefours ou dans les cimetières, où ils guettent leurs victimes, parfois enveloppés d'un linceul. Il existe de nombreux moyens de combattre les vampires. Certains ont pour but de permettre au vampire de reposer en paix : on place dans la tombe de petites croix en bois de peuplier, ou encore des graines de lin ou de millet qu'ils s'occuperont à compter (c'est une croyance macédonienne et katchoube).
Parmi les mesures les plus radicales, les plus connue est l'aubépine taillée ou le pieu de tremble plantés dans le corps, ou un pieu ou un clou dans la tête. Autrement, le corps était décapité (Slaves de l'Ouest), démembré (Slaves de l'Ouest et du Sud), ou bien l'on mutilait les talons ou les chevilles pour l'empêcher de se lever (Croatie).

La croyance aux vampires existe encore dans les régions reculées et parmi les communautés katchoubes du Canada.

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LE VAMPIRE DE PONTIGNÉ

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Un paysan d'Anjou, ruiné et couvert de dettes, s'était donné au diable pour éviter la prison. La nuit, une fois par semaine, il se transformait en chauve-souris pour commettre de mauvais coups. A la faveur de ce déguisement, le vampire commit tant de crimes et de désordres, que les villageois se virent obligés de faire venir un exorciste. Le prêtre, ayant forcé le diable à comparaître, lui demanda le nom de celui qui se dissimulait sous le déguisement, car, si l'on soupçonnait le fermier c'était sans la moindre preuve.

Le Malin l'indiqua à contre cœur. L'exorciste, en homme sage et avisé, épia le suspect et finit par le surprendre à l'instant de sa transformation. C'était dans le clocher de l'église de Pontigné que le paysan ensorcelé se réfugiait le soir venu, délaissant ses vêtements pour devenir vampire et, ainsi travesti, courir les campagnes à la recherche de sang frais.
L'exorciste ordonna au curé qui l'accompagnait de faire sonner les cloches, tandis que lui-même se rua sur le fermier juste au moment où il venait de changer de forme et s'enfuyait par une ouverture. Le saisissant par une patte, l'exorciste voulut le ramener dans le clocher, mais la bête le griffa sauvagement, se débattant comme un beau diable. Alors, d'un coup de crucifix le prêtre lui sectionna une patte qui lui resta dans la main.

C'était une main d'homme. Déséquilibré, le vampire s'envola à tire d'ailes, en poussant des cris épouvantables, entraînant le clocher dans sa fuite. Le lendemain, les habitants de Pontigné découvrirent avec effroi la forme étrange qu'avait pris leur clocher. En allant visiter le paysan suspect, l'exorciste, le trouva au lit, l'avant-bras enveloppé dans des linges sanglants, et l'on s'aperçut qu'il n'avait plus de main droite.

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les démons sanglants du monde antique

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la croyance en l'existence d'être assoiffés de sang remonte aux peuples vivant en Mésopotamie voici près de 5000 ans.
les anciens Egyptiens, Grecs et Romains connaissent également des démons qui se nourrissent de la force vitale de l'homme


ekkimu

environ 2000 ans avant notre ère ekkimu hante l'astyrie (un état établie en mésopotamie). dédignant un défunt incappable de trouver le repos ce nom signifie : ce qui fut dérobé. il s'agit principalement d'une personne morte sans soins ou sans funérailles rituelles



mormo : Roi des Goules, consort d'Hécate.



hécate

déesse grecque de la magie et des carrefours est accompagnée de créatures des tenebres appelées mormokykai. ces ombres s'attaquent aux individus jeunes et fragiles, elles tiennent leur nom de mormo, une femme ayant perdu ses enfants et qui se vengent sur ceux des autres



lilith

en mésopotamie lilith est l'esprit ailé de la vengeance le démon de la tempête qui apporte pestilence et désolation et ôte la vie des hommes d'un baiser. la tradition des hébreux se l'approprie ensuite pour en faire la première femme d'adam. selon la légende elle refuse l'autorité de son époux et fuit le jardin d'eden pour parcourir le monde en suçant le sang des nouveaux nés



sekhmet

Sekhmet (la puissante) est représentée par une femme à tête de lion portant le soleil - de sa bouche de lionne sortent les vents du désert.
Déesse guerrière personnifiant les ravages du soleil. Elle est l'intrument de la vengeance de Rê contre l'insurection des hommes. Son corps brûlant et ses flèches incandescentes détruisent les ennemis du roi. Seuls les rites d'apaisement pouvaient calmer la déesse et ramèner la paix.

Après les appels à la rébellion des hommes, Râ, transforma alors Hathor en Sekhmet, déesse au corps de femme et à tête de lionne. Sekhmet se jette sur les hommes et sème la terreur dans leurs Rangs. Elle en massacra un grand nombre, mêlant innocents et coupables, sans jamais se lasser de jouer des griffes et des dents. Ce carnage déplaît à Râ, certes, il veut "mater" la révolte, mais il ne souhaite pas la disparition de l’humanité. Il s’adresse donc à Sekhmet et lui ordonne de suspendre son action. Celle-ci refuse et continue à traquer les hommes. Râ attend la nuit et le moment où, épuisée, Sekhmet se couche et s’assoupit.
Il envoie alors des messagers vers l’île d’Éléphantine pour lui en rapporter des plantes et des grenades au jus rouge qu’il fait presser en y ajoutant un peu de sang prélevé sur les victimes de Sekhmet. Le tout est mélangé à une grande quantité de bière dont on emplit sept cents cruches. Puis, silencieusement, Râ transporta cette boisson auprès de la tueuse endormie. À son réveil, celle-ci, assoiffée, se précipita sur l’élixir composé par Râ. Elle en ingurgita tant et tant qu’elle ne songea davantage à nuire aux hommes. La sauvage Sekhmet retrouva l’apparence de la belle Hathor mais si l’humanité avait échappé à la rage de la déesse Lionne, les fléaux et la mort étaient apparus.



lamie

Lamia était une femme qui fut aimée de Zeus et dont la jalouse Héra tua tous les enfants. Jalouse des femmes avec enfants, Lamia enlevait ces derniers pour les dévorer. Les lamies devinrent ensuite des démons féminins qui recherchaient les jeunes gens pour leur sucer le sang. on la represente mi femme mi serpant


strige (stryge)

dans la rome antique la strige est representé avec une tête de femme et un corp d'oiseau. elle erre dans les ténébres en buvant le sang des endormis. on l accusse aussi de répandre des épidemies

son nom provient du latin strix qui désigne la chouette effraie

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01 février 2012

ORIGINE DU VAMPIRISME DANS L'ANCIEN EGYPTE

 

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UNAS-LE PHARAON VAMPIRE


Les distinctions de la voie luciférienne comme décrite dans le Liber HVHI et le Luciferian Witchcraft présentent dans l'esprit le concept du prédateur spirite et dans sa base les origines du pouvoir de l'esprit humain. Les concepts de la consummation spirituelle, c'est à dire Vampirisme est présenté sous une forme claire depuis la tombe d'Unas, on dit de lui qu'il a élevé son esprit pour dévorer ses Divinités.

Unas était le dernier roi de la Vème Dynastie, autour de 3333 avant JC lequel sur son ordre a commencé à être rédigé le Livre des Morts. Il a été enterré dans un sarcophage de basalt noir dans une pyramide de 62 pieds de haut sur la plaine de Sakkarah. Il est décrit comme Unas se levant sous la forme d'un Dieu qui dévore en premier ses mères et ses pères, il se nourrit ensuite des âmes des hommes et puis des dieux. Il est écrit qu'il lia plusieurs divinités qu'il chassa vers le bas et coupa leurs gorges et se régala d'eux. Unas devient "le Grand Pouvoir, le pouvoir des pouvoirs et le Dieu de tous les grands dieux qui apparaissent sous des formes visibles." Il prend les cœurs de chaque dieu et dévore leur sagesse, en buvant leur sang et esprit-âmes qui devient immortel.

"Unas se levant comme une âme, sous la forme d'un dieu qui vit sur ses pères et qu fait sa nourriture de ses mères. Unas est le seigneur de la sagesse... sur son front, les serpents-guides de Unas sont en lui et l'esprit de la flamme regarde son âme. Il vit sous la forme que chaque dieu prends sur lui même, et il mange la chair de ceux qu viennent pour remplir leurs ventres avec les charmes magiques dans le Lac de feu..." La Doctrine de la Vie Eternelle, EA Wallis Budge

Ici Unas s'est réveillé comme un Dieu qui se cherche encore. Il commence à dévorer les esprits de sa famille, peu après sa mère et ceux avant lui. Essentiellement, il cherche leur sagesse et leur vie. Peu après avoir consommé quelques Dieux il est confronté à l'Esprit de la Flamme, lePropre Soi ou le Psyché référés dans le Luciferian Witchcraft et le Liber HVHI comme Seth ou Ahriman ou Lucifer. C'est la gnose réalisée ou le réveil pendant le rituel.

"Unas a porté ses mots avec le Dieu caché, qui ne porte aucun nom, le jour de tailler en pièces l'aîné..." La Doctrine de la Vie Eternelle, EA Wallis Budge

Le Dieu Caché, c'est à dire Seth ou la Flamme Noire est le Saint Ange Gardien du Rituel d'Azal'ucel, LIBER SAMEKH par Aleister Crowley. Celui qui n'a pas de nom, le "Celui que l'on ne nomme" est l'Adversaire, l'ombre de l'opposition qui en même temps affronte et dupe notre ère. Ceci devrait cristalliser les fondements de la Magie et de la Voie Luciférienne comme N'ÉTANT PAS négative, pourtant la création et la vie éternelle par la seule Volonté. Il n'y a rien qui conduit Unas dans cet acte, plutôt c'ets un désir de devenir comme Seth-Aapep qui l'amène à cet acte. La seule différence entre Aapep et Unas est qu'Aapep, étant mythologiquement plus ancien, était bien plus fort que n'importe quel Dieu par son habilité à prendre différentes formes par sa volonté, créa Seba et continua à s'élever de la mort physique pour essayer de dévorer le Dieu Soleil.

"Unas est le seigneur des offrandes... Unas dévore les hommes et vit au dessus des Dieux, il est le seigneur des émissaires, qu'il envoie pour ses missions... Unas mange leurs pouvoirs magiques et il avale leurs Âmes-Esprits... L'Unique parmi eux sert pour son repas à l'aube, le moindre sert pour son repas au crépuscule, le plus petit parmis eux sert pour son repas la nuit... Les Vieux Dieux et les Vieilles Déesses deviennent le combustible pour le four. Unas a mangé la Couronne Rouge et il a avalé la Couronne Blanche. Unas a dévoré la totalité du savoir de chaque dieu, et la période de sa vie éternelle, et la durée de son existence est pour toujours présente dans la forme qu'il souhaite prendre, et ne pas faire ce qu'il hait, et il est respecté dans l'horizon à tout jamais et jamais..." La Doctrine de la Vie Eternelle, EA Wallis Budge

C'est ce que nous voyons de la divinité du vampirisme, où l'esprit est consumé et dévoré et le Vampire acquérant réellement la connaissance et la puissance de Dieu. Il fait également référence à Seth comme à na nature de Unas, par la volonté antinomique, dans sa propre déification des arts vampiriques, il choisit par sa Volonté seule sa propre voie distincte et sans les desseins des autres dieux, sa propre déification et choisit ce qu'il aime faire de ce moment.



source : Michael FORD, Book of the Witchmoon, Chaos, Vampiric et Luciferian Witchery

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Peter Plogojowitz

 
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Peter Plogojowitz est un vampire de légende.


L'affaire :



Plogojowitz était un paysan serbe qui mourut en 1725 à l'âge de 62 ans dans son village natal de Kisilova, dictrict de Rham (officiellement incorporé en Hongrie). À cette époque, cette partie de la Serbie était sous domination autrichienne, ce qui explique pourquoi ce sont les autorités autrichiennes qui ont rédigé le rapport officiel (publié le 21 juillet 1725 dans le Das Wienerishe Diarium). Il s'agit très probablement de la toute première apparition du mot "vampire".


Plusieurs histoires circulent :

* Trois jours après son décès, Plogojowitz rentra chez lui et demanda de la nourriture à son fils. Il la mangea, puis partit. Deux soirs plus tard, il reparut et demanda à nouveau de la nourriture. Son fils, qui cette fois refusa, fut trouvé mort  le jour suivant. Peu après, plusieurs villageois moururent d'épuisement suite à une perte de sang excessive. Sur leurs lits de mort, ils annoncèrent que, dans un rêve, Plogojowitz leur avait rendu visite, les avait mordus puis avait bu leur sang.
* Selon une variante, les évènements auraient eu lieu dix semaines après son décès et, dans cette autre version, Plogojowitz, au lieu de demander de la nourriture à son fils, serait venu demander ses chaussures à sa femme laquelle aurait fui le village peu après.

L’idée qu’un vampire sévissait parmi les vivants traversa l’esprit des habitants de Kislova?; pour s’en assurer, un officiel (Frombald, celui qui rédigea le rapport) fut mandé et dut venir accompagné d'un pope, pour régler cette affaire, quand bien même ne le voulait-il pas. Les villageois, qui disaient avoir déjà été décimés du temps des Turcs par un esprit malfaisant, décidèrent d'ouvrir la tombe pour voir ce qu'il en était.

Le corps de Plogojowitz ne s'était pas décomposé (à l'opposé de la religion catholique, où une telle préservation est signe divin, la religion orthodoxe considère la non-putréfaction comme diabolique). Son corps était presque intact, il avait une nouvelle peau et de nouveaux ongles (l'ancienne peau et les anciens ongles étant apparemment visibles sur le sol de la tombe). Il avait du sang qui débordait de sa bouche. Les villageois eurent tôt fait de fabriquer un pieu qu'ils enfoncèrent dans le cœur du supposé vampire (du sang déborda alors de la bouche et des oreilles de celui-ci et le cadavre eut une érection), après quoi ils incinérèrent sa dépouille.

Les morts cessèrent.

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28 janvier 2012

porphyrie

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les porphyries congénitales, dues à une carence d'origine génétique en enzymes permettant la synthèse des hèmes, sont des pathologies liées à l'accumulation dans le sang et les tissus de porphyrines. Cette accumulation provoque des troubles systémiques et des intoxications dont les symptômes sont variables. Parmi les symptômes rapportés, on trouve notamment une épidermolyse (destruction de l'épiderme) suite à des expositions à la lumière solaire, une coloration des dents et ongles virant vers le rouge (les porphyrines exposées à la lumière sont des pigments violets-rouges), une nécrose de tissus conjonctifs, dont les gencives, faisant ressortir les dents, une croissance anormalement rapide des cheveux… Ces symptômes ont amené des scientifiques, notamment le biochimiste David Dolphin, à émettre l'hypothèse que l'observation de cas de porphyrie a vraisemblablement étayé et peut être inspiré les mythes du loup-garou et du vampire.


David Dolphin, très sérieux biochimiste à l'université de Colombie britannique à Vancouver, ne prétend pas avoir bien connu le noble roumain, mais il estime avoir pris les symptômes du comte à rebours et les avoir clairement décodés. Selon lui, ce sont des formes multiples de la porphyrie (maladie congénitale du sang qui se manifeste générale par une urine rouge et des crises nerveuses) qui sont à l'origine des légendes relatives aux vampires, aux goules et autres striges... Toutes les manifestations de la maladie collent au portrait-robot que trace le chercheur canadien. On saisit soudain pourquoi les vampires ne sortaient que la nuit, buvaient du sang et évitaient de manger de l'ail.

Pour rare qu'elle soit, la porphyrie se traduit essentiellement par une carence des hématies (pigmentation rouge) du sang, et elle entraîne une sensibilité, voire une allergie extrême à la lumière du soleil. De plus, les personnes qui en sont atteintes sont sujettes à de graves déformations physiques. Elles peuvent voir leur système pileux se développer anormalement et, plus impressionnant encore, leur nez et leurs doigts se décharner... " Ce qui fait, souligne le biochimiste canadien, que ces gens finissent par avoir de véritables griffes plutôt que des mains normales. "

L'évolution de la maladie amène également un raidissement des lèvres et des gencives du sujet atteint dont le rictus découvre largement les dents. Et il ne faut guère que le temps d'un sourire crispé pour que, dans l'imagination populaire, des canines tout à fait moyennes deviennent de véritables crocs. Pour ce qui est de l'ail, cette plante contient un composant chimique qui agit malencontreusement avec plusieurs enzymes du foie. Une personne en bonne santé n'a que des problèmes d'haleine, mais une personne atteinte de porphyrie voit les effets de son mal immédiatement décuplés par l'absorption de quelques gousses. Les visages poilus et défigurés des victimes de la porphyrie expliqueraient aussi la répulsion légendaire des vampires pour les miroirs et... les croix, puisque devant une telle disgrâce, les malades pouvaient se croire "possédés". Mais ce qui frappe le plus l'imagination, c'est que n'ayant pas la possibilité de recevoir de transfusions intraveineuses, les "vampires" n'avaient au Moyen-Âge, d'autre solution, suppose David Dolphin, que de "boire une grande quantité de sang."

De plus, le biochimiste de l'université de Colombie britannique croit volontiers que les mariages consanguins, très fréquents il y a plusieurs siècles, ne pouvaient que favoriser l'implantation de la maladie dans des régions bien déterminées telle que la Transylvanie. Il ne fait pas référence à un quelconque sang bleu royal, mais force est de relever que la famille Stuart, notamment Marie, Henriette, la reine Anne, George III et George IV d'Angleterre, et Frédéric II de Prusse, souffraient de porphyrie.

David Dolphin estime que ce sont les " diagnostics " populaires qui ont durant des siècles détourné l'attention des médecins de la réalité des "vampires". Imaginez, dit-il, comment pouvait être perçu un type qui ne sortait que la nuit, qui avait un look bestial, avec du poil partout et un ratelier démesuré...



(D'après un article du journal Libération daté du mois de juin 1985)

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superstitions de Transylvanie Extrait d'un essai de 1885, par Emily Gerard

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La Transylvanie pourrait être surnommée le pays de la superstition car il n'est pas d'autre endroit au monde où cette plantation d'illusions fleurisse avec autant de persistance et dans une si incroyable variété. Il semble que toutes les espèces de démons, lutins, sorcières et hobgobelins, chassés du reste de l'Europe par la baguette de la science, se soient réfugiés dans ces remparts montagneux, bien conscients qu'ils y trouveraient des endroits sécurisés d'où ils pourraient défier leurs persécuteurs pendant un bon moment. Bien des raisons font que ces créatures fabuleuses devraient garder la terre de ces lieux sous leur emprise ; et en y regardant de plus près, nous ne trouvons pas moins de trois sources différentes de superstition.

Premièrement, il y a ce que l'on peut appeler la superstition indigène du pays, le paysage ou décor particulièrement propice à l'apparition de créatures et de monstres. Il y a d'innombrables cavernes, dont les profondeurs mystérieuses semblent faites pour abriter toute une légion d'esprits maléfiques ; des forêts touffues idéales pour le peuple féerique sous la lumière de la lune ; des lacs solitaires qui rappellent immanquablement des visions d'esprits aquatiques ; de fabuleux trésors reposant, cachés, au fin fond des montagnes ; bref, tout ce qui s'est insinué dans l'esprit des plus vieux habitants : les Roumains, et influencé leur façon de penser, de sorte que ces gens, imaginatifs et poètes de nature, ont construit, pour leur usage personnel et à partir du matériau avoisinant, tout un code de fantaisies superstitieuses, auquel ils adhèrent complètement, à égalité avec leur propre religion.

Deuxièmement, nous trouvons la superstition importée. C'est à dire les vieilles traditions germaniques et les croyances apportées 700 ans auparavant par les colons Saxons de leur terre natale ; et comme beaucoup d'autres choses, infiniment mieux préservées en Transylvanie que dans leur pays d'origine.

Troisièmement, notons les superstitions errantes des tribus tziganes, eux-mêmes issus d'une race de sorcières et de diseuses de bonne aventure, dont les caravanes couvrent le pays comme un réseau, et dont les plus sédentaires alimentent les banlieues des villes et des villages.
Bien sûr, ces différentes formes de superstition se sont jumelées et entrecroisées, ont agi et réagi les unes aux autres, jusqu'à ce qu'il devienne difficile, dans la plupart des cas, de déterminer la parenté exacte d'une croyance ou coutume particulière ; mais en général, les trois sources que j'ai nommées peuvent constituer une sorte de classification large en ce qui concerne les principales superstitions de Transylvanie.
Il n'y a pas, à ce sujet, d'affirmation plus vraie que celle de Grimm selon laquelle "la superstition et la variété de ses manifestations constituent une sorte de religion, applicable aux nécessités quotidiennes de la vie", donc des formes particulières de superstitions peuvent très bien servir de guide des caractères et habitudes d'une nation fixée dans laquelle elles prévalent.

L'esprit malin (ou, pour ne pas le nommer, le Diable) joue un grand rôle dans le code de superstition roumain, et des dénominations telles que Gregynia Drakuluj (le Jardin du Diable), Gania Drakuluj (la Montagne du Diable), Yadu Drakuluj (l'Abysse du Diable) etc... que l'on retrouve fréquemment attachées à des rochers, cavernes ou hauteurs, attestent le fait que ces gens se croient cernés de tous les côtés par une armée d'esprits maléfiques. De plus, les Diables sont assistés par des sorcières et des dragons. A toutes ces créatures dangereuses sont assignés de puissants pouvoirs à des dates précises et en certains endroits.

Le jour le plus important de l'année est peut-être la St George, le 23 avril, la veille de ce qui est encore tenu secret par des réunions occultes ayant lieu la nuit dans des cavernes isolées ou dans des ruines, et où ont lieu toutes les cérémonies usuelles de la célébration du Sabbat des sorcières.
La fête elle-même est un jour où il faut grandement se méfier des sorcières, et où, pour contrer leur influence, on place des cubes de tourbe verte devant chaque porte et chaque fenêtre, ce qui est censé les empêcher d'entrer dans les maisons et les étables. Mais pour plus de sûreté, il est de coutume pour les paysans de veiller à côté de leur bétail endormi toute la nuit.Cette nuit est la meilleure pour trouver des trésors, et beaucoup de gens la passe à se promener dans les collines, à fouiller la terre pour lui arracher l'or qu'elle contient. Ces recherches sont généralement vaines et futiles. Cependant, ils ont raison dans une certaine mesure car les invasions successives ayant balayé le pays ont dû forcer bon nombre de puissants et de nations à cacher leurs richesses, sans parler des nombreux filons d'or et d'argent qui doivent courir sous la terre. Pas une année ne passe sans que soient découverts des jarres de terre cuite contenant d'anciennes pièces daces, ou des ornements en or d'origine romaine, et toutes ces découvertes nourrissent la superstition nationale.

A la nuit de la St George (selon les légendes), tous ces trésors commencent à étinceler ou, pour parler dans le langage mystique, à "fleurir" au sein de la terre, et la lumière qu'ils renvoient, décrite comme une flamme bleutée qui ressemble à la couleur des esprits du vin, sert à guider les mortels favorisés vers leur cachette. Les conditions pour déterrer pareil trésor sont l'habileté et la difficulté de la tâche.Tout d'abord, il est presque impossible pour un mortel quelconque qui n'est pas né un Dimanche ou à midi au moment où les cloches sonnent, de découvrir un trésor. Mais si cela arrivait tout de même, celui qui voit une flamme telle que je l'ai décrite doit rapidement enfoncer un couteau dans sa chaussure droite et le lancer ensuite vers la flamme. Si deux personnes sont ensemble durant la découverte, ils ne doivent à aucun prix rompre le silence avant d'avoir déplacé le trésor, il n'est pas non plus permis de reboucher le trou avec ce qui en a été enlevé car cette faute amènerait une mort rapide.Une autre information à noter est que les flammes vues avant minuit le soir de la St George indiquent des trésors gardés par de bons esprits, alors que celles apparaissant après minuit sont toujours de nature pernicieuse.

Il y a deux sortes de vampires, les vivants et les morts. Le vampire vivant est, en général, la progéniture illégitime de deux personnes illégitimes mais même un pedigree sans tâche ne protégera personne contre l'intrusion d'un vampire au sein de la famille, puisque toute personne tuée par un nosferatu deviendra un vampire après la mort et continuera à sucer le sang de gens innocents jusqu'à ce qu'il soit exorcisé, soit en ouvrant la tombe de la personne suspectée et en enfonçant un pieu dans le corps, soit en tirant une balle dans le cercueil. Dans les cas très difficiles, on recommande aussi de couper la tête et de la remettre dans le cercueil avec la bouche pleine d'ail, ou encore de retirer le cœur et de le brûler en répandant les cendres sur la tombe. Ces remèdes sont souvent employés, encore de nos jours, c'est un fait bien attesté et il y a probablement peu de villages roumains où de tels événements n'aient pris place dans la mémoire des habitants.

Cousin germain du vampire, la tradition allemande du loup-garou est ici présente sous le nom de Prikolitsch. Parfois c'est un chien au lieu d'un loup, dont un homme a pris la forme, soit volontairement, soit pour se repentir de ses pêchés. Dans un des villages, on raconte (et on croit) encore l'histoire d'un homme qui revenait de l'église chez lui, un dimanche, avec sa femme et qui sentit soudain que c'était l'heure de sa transformation. Il passa donc les rênes à sa femme et se réfugia dans des buissons où, murmurant la formule mystique, il fit trois roulades dans le fossé. Peu après, la femme, qui attendait son mari en vain, fut attaquée par un chien furieux, se cabrant, aboyant et qui réussit à la mordre profondément et à déchirer sa robe. Quand, une heure plus tard, cette femme revint chez elle, elle fut accueillie par son mari qui avançait vers elle en souriant, mais entre ses dents, elle aperçut les morceaux de la robe déchirée par le chien et cette horrible découverte la fit s'évanouir.
Un autre homme avait l'habitude d'affirmer gravement que pendant plus de cinq ans, il avait vécu sous la forme d'un loup, conduisant une meute de ces animaux jusqu'à ce qu'un chasseur, en le frappant à la tête, lui redonne sa forme originelle.

Un voyageur français relate l'exemple d'un botaniste inoffensif qui, alors qu'il ramassait des herbes sur la colline, accroupi, fut aperçu par des paysans et pris pour un loup. Avant qu'ils ne l'atteignent, l'homme s'était relevé et montré en tant qu'homme, sur ces deux pieds. Mais ceci, dans l'esprit des Roumains qui le regardaient comme bien pire qu'un loup, ne fut qu'une raison de plus pour l'attaquer. Ils étaient absolument certains que c'était un Prikolitsch, car seule cette créature pouvait changer de forme avec une telle désinvolture et l'instant d'après, ils se lançaient à sa poursuite en hurlant. Et si la victime n'avait pas réussi à rejoindre une calèche sur la route en amont avant qu'ils ne l'attaquent, sa cueillette aurait pu finir bien mal.

Nous ne jugeons pas utile d'aller plus loin dans l'explication de l'extraordinaire ténacité du mythe du loup-garou dans un pays comme la Transylvanie, où les vrais loups sont encore légions. Chaque hiver nous apporte de nouvelles preuves de la hardiesse et de la ruse de ces terribles animaux, dont les attaques sur les troupeaux et les fermes sont souvent conduites avec une adresse qui ferait pâlir l'intelligence humaine. Parfois, un village entier est tenu en haleine pendant des semaines par un chef de meute particulièrement audacieux, à qui les habitants attribuent un caractère surnaturel, et l'on peut se risquer à affirmer qu'aussi longtemps que le vrai loup continuera à hanter les forêts de Transylvanie, son frère surnaturel survivra dans l'esprit des habitants.

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17 janvier 2012

Caractéristiques prêtées aux vampires de fictions

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le vampire

  • se nourrit de sang
  • est déjà mort et ne peut-être tué à nouveaux que par des pratiques spéciales : pieu dans le cœur, clou dans la tête, une décapitation ou une crémation (la tradition populaire réclamait les quatre à la fois). Il doit ensuite être enterré à l'angle d'un carrefour (plusieurs variantes) ;
  • est immortel (c'est-à-dire n'est pas soumis à la vieillesse) ;
  • pratique la « mastication ». Dans de nombreuses légendes, le vampire ne se nourrit pas que de sang, mais aussi d'excréments humains et de chair, même de la sienne propre : le vampire pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements
  • devient plus puissant avec l'âge, c'est-à-dire qu'il résistera mieux aux lieux saints ou à l'eau bénite par exemple ;
  • a le teint pâle ou une peau d'une blancheur blafarde ;
  • a la faculté de se transformer en animal (animal quelconque ou uniquement loup, chauve-souris selon les auteurs) ou en brume.
  • est très fort, très rapide, a une excellente vision nocturne
  • peut être repoussé, blessé par des symboles sacrés
  • ne supporte pas la lumière du soleil ;
  • peut lire dans les pensées ;
  • ne se reflète pas dans les miroirs ;
  • ne peut franchir un seuil ou pénétrer dans un bâtiment sans y avoir été invité ;
  • ne peut franchir l'eau courante ;
  • est indisposé par l'odeur de l'ail
  • est obligé de compter toutes les graines d'un sac renversé devant lui, et de dénouer tous les nœuds qu'il croise, même si le jour arrive, et ne peut s'en détourner que lorsqu'il a fini de les compter ;
  • a un don pour la séduction dont il se sert pour approcher certaines de ses proies, souvent des femmes.
  • ne doit pas boire le sang et manger la chair d'un humain mort, qui peut leur causer un empoisonnement très grave.



Dans le premier film s'inspirant du roman, Nosferatu, Murnau n'indique qu'un seul moyen permettant d'éliminer le vampire : une femme au cœur pur doit faire oublier le lever du jour au comte. C'est de là qu'est née la croyance dans les effets nocifs des rayons du soleil sur les vampires, laquelle sera exploitée dans la plupart des films.

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Père-Lachaise

le cimetière regorge de mystère ce lieux intrigue c 'est sur


pour commencer voici un petit article paru sur le net (le lien ou je l'avais eu n est plus valide )

Les non-morts du Père Lachaise


Jacques Sirgent est un historien hors norme. Il a ouvert le premier musée dédié aux vampires en 2005 à Paris, mais pourtant il ne croit pas à l’existence de ces non-morts.


Fiancé à Mlle Clotilde de Mortsuve, une sorcière blanche exclusivement bénéfique, il est persuadé que les frontières sont étroites entre sorcellerie et vampirisme, et ne manque pas de références pour faire flancher tous les clichés.


Monsieur Sirgent nous rappelle que les buveurs de sang sont partout, et râpent tout. Surtout là où on les attend le plus.

C’est au cimetière du Père La chaise que ce passionné a découvert des signes mystiques qu’il présente à qui le veut. Sépultures taillées en forme de flammes, épitaphes étranges et cadavres de poulets décapités sont autant de symboles diaboliques ou vampiriques issus de la mythologie allemande.


Et que dire de ces chauve-souris dessinées par l’érosion du temps et la pluie acide? Avez-vous déjà croisé dans les allées de votre cimetière communal la statue d’un aigle tenant en ces serres un pieu et un crucifix?


Au détour d’une allée, des groupes de tombes portent des noms relevant de la symbolique anti-vampire : Eau, Feu ou encore Poulain et Galope qui évoque l’animal qui, touchant de son sabot un sépulcre, peut désigner un vampire. Il y a matière à ne plus croire aux coïncidences. Malgré tout, ces sépultures sont l’œuvre des vivants, ceux pleins de chair de poules, qui craignent le retour de leurs morts. Le vampire est, comme nous le livre l’historien, quelqu’un qui vient pour vous prendre ce que vous avez de plus précieux ; et à travers le sang, l’espoir et l’argent.


Il n’y a pas d’époque pour craindre la crise…

dans le texte ci dessus on parle d'un mausolé avec un aigle une croix et un pieu ...

la tombe avec un aigle une croix et un pieu et celle de  georges bibesco hospodar de valachie, grand-père d'Anna de Noailles (la chapelle se situe division 28 à l'angle du chemin du dragon)


Picnik collage


l'allée du dragon ce nom ne vous rapelle t il pas quelque chose : Vlad II le Dragon (Vlad Dracul), prince de Valachie de 1436 à 1442 

le Père Lachaise est plein de symboles notamment les chauves souris. De part et d’autre du cimetière on en retrouve sur les portes des chapelles
étonnant de trouver des chauves souris sur des sépultures

Picnik collage


voici une petit définition de ce symbole

symbole funeraire de la chauve souris

La chauve-souris est surtout présente par ses ailes entourant le sablier.
La chauve-souris se déplaçant dans la nuit, la nuit étant assimilée à la mort, le mammifère achemine l'âme-sablier vers son lieu de destination.
Variante: la chauve-souris seule
de tous temps, on les a cruellement clouées aux portes pour protéger des démons de la nuit et des mauvais sorts.



autre curiosité :

insolite le nom de ce tombeau :  famille jungfleisch

jung fleisch : en allemand cela signifie viande fraiche


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celle ci est encore est étonnante : sepulture d'Etienne Gaspard Robertson
 
on y trouve des crânes ornés d'ailes de chauves souris

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07 janvier 2012

petite histoire

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Saronovich était un chevalier qui devait surveiller le passage des caravanes de nourriture allant au château.

Un jour, il entendit un bruit à l'extérieur de sa tente et vit deux de ses hommes accompagnés d'une jeune fille d'une très grande beauté. Elle était jeune et frêle, sa peau était pâle et sa robe en lambeaux. Elle tremblait de tous ses membres et affichait une expression de terreur intense.

" Saronovich, nous avons trouvé cette fille sur un chemin de montagne. On dirait qu'elle a été attaquée, mais elle n'a pas dit un mot. Elle est trop terrifiée ".

Saronovich demanda à la jeune fille : "dis-moi, que t'est-il arrivé ? Où est donc ta famille ? Ta mère, ton père ?". En ouvrant ses grands yeux innocents, elle répondit : " Montagnes… monstre… tous morts. Mara pas morte ".

La nuit tomba. Saronovich fut réveillé en sursaut par un terrible cri qui déchira la nuit. Quand il arriva dans la tente des gardes il était trop tard ! Ses guerriers étaient tous morts. Certains cadavres étaient encore dans leur lit, la gorge arrachée. D'autres gisaient au sol, démembrés et déchiquetés par ce qui semblait être les griffes d'une créature. Mara avait disparu.

Soudain Saronovich entendit les hurlements de la jeune fille qui provenaient de la forêt, il s'enfonça dans le bois et arriva au cœur de ce qui allait être son cauchemar.

Il vit la jeune Mara appuyée contre un arbre, une flèche fiché dans l'épaule. Ses habits étaient couverts de sang, mais elle était en vie, c'était le plus important.

Elle regarda Saronovich avec espoir, mais fixa aussitôt quelque chose par-dessus son épaule en criant : " Attention, derrière toi ! " Il se retourna, prêt à donner sa vie pour protéger cette innocente.

Il scruta les ténèbres pour tenter de distinguer le monstre. C'est alors qu'une voix s'éleva dans son dos. C'était la voix langoureuse et sensuelle d'une femme adulte, mais le timbre était diaboliquement ironique : " Derrière toi, je t'ai dit… "

Le grognement sauvage qui suivit ces mots fut la dernière chose qu'entendit Saronovich.

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