24 juin 2011

Infernaliana, nouvelles et contes sur les revenants, les spectres, les demons et les vampires de Charles Nodier

infernaliana

 

Dans ces 180 pages sont réunis 34 "anecdotes, petits romans, nouvelles et contes sur les revenants, les spectres, les démons et les vampires".

Le livre commence ainsi :

De toutes les erreurs populaires, la croyance au vampirisme est à coup sûr la plus absurde; je ne sais même si elle ne l'est pas plus que les contes de revenans.

Les vampires ne furent guère connus que vers le dix-huitième siècle. La Valachie, la Hongrie, la Pologne, la Russie, furent leurs berceaux. Voltaire, dans son Dictionnaire philosophique, nous dit: «On n'entendit parler que de vampires depuis 1730 jusqu'en 1735; on les guetta, on leur arracha le coeur, on les brûla: ils ressemblaient aux anciens martyrs; plus on en brûlait, plus il s'en trouvait.»

Il est étonnant que des être raisonnables aient pu croire si long-tems que des morts sortaient la nuit des cimetières pour aller sucer le sang des vivans, et que ces mêmes morts retournaient ensuite dans leurs cercueils. Nous pouvons certifier cependant que des gens de mérite y ont cru, et que l'autorité elle-même a servi à propager de semblables absurdités. Nous engageons nos lecteurs à se défier de ces récits ainsi que des prétendues histoires de revenans, de sorciers, de diables, etc. Tout ce qu'on peut dire et écrire sur ce sujet, n'a aucune authenticité et ne mérite aucune croyance.

Nous avons tiré plusieurs contes de différens auteurs: Langlet-Dufresnois, les Mille et un Jour, dom Calmet, etc., nous en ont fourni.

Un grand nombre sont de notre imagination, et si nous n'en citons pas les auteurs en particulier, c'est que cela aurait entraîné à trop de longueurs. Au surplus, si le vampirisme ne date que d'un siècle à-peu-près, la croyance aux revenans, aux sorciers, etc., date, je crois, depuis la création du monde, sans que personne de bon sens, puisse assurer en avoir vu ou connu.

INFERNALIANA,OUANECDOTES, PETITS ROMANS, NOUVELLES ET CONTES SUR LES REVENANS, LES SPECTRES, LES DÉMONS ET LES VAMPIRES.

 

 

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31 mars 2011

Lord Ruthwen ou les Vampires de Charles NODIER (1820)

Lord Ruthwen ou les Vampires de Charles NODIER (1820)

 

Léonti, jeune gondolier de Venise, séparé depuis longtemps de la jeune Bettina qu’il aime, la retrouve, à son retour dans sa patrie, au milieu d’une fête dont l’harmonie est troublée par un sombre et mystérieux étranger. Une Tyrolienne, habile à pénétrer les secrets de l’avenir, prédit à la jeune Vénitienne qu’elle sera la proie d’un vampire ; mais à peine a-t-elle prononcé ce nom, que le mystérieux étranger, lord Ruthwen, qui n’est autre que le vampire lui-même, lui impose silence. La jeune fille est ramenée chez son père, où son amant et Ruthwen l’accompagnent. Ce dernier parvient à séparer de nouveau les deux amants ; il s’empare de cette jeune fille, et disparaît après s’être abreuvé de son sang. Enflammé du désir de venger son amante, Léonti se met à la poursuite du vampire, et rencontre bientôt un compagnon d’infortune dans Aubry, jeune homme dont le monstre a aussi dévoré la sœur. Unissant leur courroux et leur chagrin, ils jurent de découvrir le traître et de lui faire expier ses crimes par la mort. Un jeune Arabe qu’ils rencontrent dans leurs voyages, se joint à eux, et chacun raconte à son tour une série d’aventures dont les principaux acteurs sont toujours des vampires, ou des victimes de ces spectres dévorants. Bientôt Bettina apparaît à Léonti, et lui annonce que le vampire usurpe à la cour du duc de Modène un rang distingué, qu’il occupe sous le nom de lord Seymour. Abusant de la confiance du prince, il obtient la main de sa fille ; mais au moment de conclure cette union, la princesse est prévenue du danger qu’elle va courir. Une scène concertée entre les trois amis, pour démasquer le vampire, n’ouvre pas les yeux au duc ; la princesse épouse lord Seymour et expire dans la nuit de ses noces. Léonti plonge son poignard dans le cœur du vampire ; Bettina meurt une seconde fois, et on assiste aux funérailles de toutes ces victimes.

 

 Il règne dans tout cet ouvrage une monotonie de cruauté qui n’est adoucie par aucune transition qui en affaiblisse l’horreur, qui repose agréablement l’imagination. M. Nodier Charles avait promis une suite à lord Ruthwen, sous le titre d’Histoire de ma première vie ; cette suite n’a jamais paru.

 

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