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Livres de Vampires
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11 avril 2011

le dernier refuge d'alexis morgan

le dernier refuge d'alexis morgan
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En arrivant à son dispensaire ce soir-là, Seamus découvre une femme recroquevillée contre la porte. Grelottante de fièvre et de froid, elle serre contre elle une petite fille aux yeux couleur de lavande, âgée seulement de quelques semaines. Il les recueille toutes deux et fait une stupéfiante découverte : si l’inconnue est une humaine, son bébé en revanche est l’enfant d’un vampire, un membre du peuple de la nuit, comme lui. L’inquiétude le gagne alors. Ne va-t-il pas au devant de sérieux ennuis en portant secours à cette femme, lui, le vampire solitaire qui a choisi de rompre avec la violence et la cruauté de son clan ? Pourtant, lorsque l’inconnue le supplie de les cacher, elle et son bébé, sa décision est aussitôt prise. Qu’importent les conséquences de son geste, il fera tout pour protéger celle dont la beauté fragile le trouble au plus haut point…
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parution le 1er février 2011
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11 avril 2011

Le bal de tous les dangers de Holly Emma

Le bal de tous les dangers de Holly Emma

 

1813. Lucius, le dernier des upyres, est peut-être immortel, mais il a perdu le goût de vivre. Un soir d'orage, sa route croise celle d'un homme qui est son sosie et qui, avant de mourir, lui transmet ses biens et sa mémoire. Il devient donc Lucas Delavert, seigneur du manoir de Hadleigh. L'arrivée de ce célibataire met le village de Bridesmere en émoi. Une nuit, alors qu'il se promène sur les traces de son " passé ", Lucius rencontre une étrange jeune fille qui l'envoûte. Theodora Becket ne ressemble à personne. Elle est si jeune, si sensuelle ! Lui, le buveur de sang, tombe amoureux de cette humaine qui semble créée pour ses caresses. Mais supportera-t-elle d'apprendre qui il est vraiment ?

 

11 avril 2011

La tentation interdite de Anna Vivi

La tentation interdite de Anna Vivi

 

Les yeux plissés, un sourire ironique aux lèvres, Cale Braxton détaille Olena avec impudence, l'air visiblement satisfait de son examen. Troublée malgré elle, Olena tente de résister au désir insensé qui la pousse vers l'inspecteur au regard de braise avec lequel elle va devoir travailler des jours durant... Jamais elle n'a ressenti une telle attirance pour un humain, elle, l'immortelle, membre du peuple des vampires, qui a tant aimé au cours de sa longue existence. Pourtant, elle doit mettre fin au plus vite à cet amour naissant. Et qu'importe la souffrance imposée par son sacrifice : Cale et elle appartiennent à deux mondes différents et leur amour est impossible.

 

parution le 1er avril 2011

 

11 avril 2011

La Prophétie des Ténèbres de Patrice Michelle

La Prophétie des Ténèbres de Patrice Michelle

 

Séduction mortelle

Avec un mélange de fascination et d'effroi, Ariel Swanson regarde l'homme Qui l'a kidnappée dans la rue quelques secondes plus tôt et dont les lèvres retroussées révèlent à présent une paire de canines dangereusement aiguisées. Brutalement, la vérité lui apparaît : les vampires sont de retour. Et, comme tous les membres de sa famille vingt ans plus tôt, elle va bientôt mourir, victime d'une de ces créatures de la nuit. Pourtant, en se croyant la proie d'un vampire affamé, Ariel est à mille lieues de la réalité. Car si Jachin Black l'a enlevée, c'est parce Qu'il est sûr d'avoir trouvé en elle celle Qu'il cherche depuis des années : l'élue d'une prophétie connue seulement des anciens et des chefs de clans, la femme Qui rendra sa puissance et sa gloire à la race des vampires...



Le baiser interdit

Ainsi, l'homme dont elle est tombée éperdument amoureuse, le séduisant détective qui hante ses rêves, est un loup-garou... Pourtant, contre toute attente, Kaitlyn ne ressent aucune peur face à l'homme qui vient de vient de lui faire l'aveu de sa véritable nature. Juste un sentiment de surprise mêlée de fascination. Voilà donc l'explication de la force surhumaine de Landon. Voilà pourquoi, en dépit de leur attirance mutuelle, il faisait preuve à son égard d'une inexplicable retenue. Comme s'il craignait de lui faire du mal. Comme si... Et brusquement, Kaitlyn comprend la signification réelle de ce que Landon est en train de lui révéler : c'est la dernière fois qu'ils se voient, car, dans le monde où ils vivent, un loup et une humaine n'ont pas le droit de s'aimer...



Fatale attirance

En apercevant la belle inconnue assise, seule, dans la boîte de nuit, Caine sent les battements de son cœur s'accélérer dangereusement. Que lui arrive-t-il ? Quel sort lui a donc jeté cette femme pour qu'il ait l'impression, lui, le loup sauvage et solitaire, d'être devenu tout à coup une proie fragile et vulnérable ? Mais alors qu'il tente en vain d'échapper à l'étrange emprise de l'inconnue, Caine croise son regard. Et la candeur qu'il lit dans ses yeux le stupéfie. De toute évidence, elle ignore tout des pouvoirs Qui sont les siens. Elle se trompe également sur sa véritable nature. Car elle n'est pas humaine, elle est issue d'une race très ancienne, les Vélius, qu'une guerre terrible oppose aux loups-garous depuis la nuit des temps...

 

 

11 avril 2011

La mode est au rouge sang de Valerie Stivers

La mode est au rouge sang de Valerie Stivers

 

Editeur : Pocket (15 avril 2010) / Editeur : Fleuve Noir (9 avril 2009)

 

 

Kate McAlliston vient d'être embauchée comme stagiaire à la rédaction du prestigieux magazine Tasty, référence en matière de mode, capable de faire et défaire la tendance en deux ou trois phrases bien senties. Ses dirigeants - d'une minceur vertigineuse et d'une pâleur mortellement chic - font couler beaucoup d'encre et certains vont jusqu'à les surnommer les vampires de la mode. Du second degré bien sûr ! Quoique... Force est de constater que, malgré la vue imprenable sur Manhattan, personne ne remonte jamais les stores, qu'un breuvage rouge foncé a remplacé le café, que l'ail est tout bonnement interdit à la cantine, et que certains dissimulent de longues boîtes en bois dans leurs bureaux... Bientôt, un premier cadavre est retrouvé, celui d'un petit chien portant une trace de morsure cachée sous son collier. Et ce n'est que le début ! Kate doit rapidement trouver une échappatoire si elle ne veut pas que son stage se prolonge... éternellement !


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11 avril 2011

Comment séduire un vampire (sans y laisser sa peau) de Vlad Mezrich

Comment séduire un vampire... de Vlad Mezrich

 

D’entretien avec un Vampire, à Twilight, nombreuses sont celles d’entre nous qui, ont caressé le rêve, ou rêvent encore, de croiser le chemin d’un véritable, solitaire, taciturne mais tellement beau, vampire, au point où elles seraient prêtes à embrasser une chauve-souris dans l’espoir de la voir se transformer en bellâtre aux canines maculées de sang.

Mais leur vision de l’amour, leur passion pour l’hémoglobine, leur mode de vie nocturne, et l’âge (car beaucoup de vampires ont vu de leurs propres yeux ce que l’on ne connaît que par les livres d’histoires) ne sont que quelques-unes des différences « culturelles » qui nous séparent, créant un fossé entre ces créatures éternellement mystérieuses et les mortelles que nous sommes. Si la séduction est un art difficile à maîtriser, celui de faire sien un vampire l’est encore plus.


Ne désespérez pas : Vlad Mezrich est celui qu’il vous faut ! Tout droit venu de Transylvanie, le jeune vampire de 112 ans a décidé de voler à votre secours. À grands renforts de témoignages et de règles de bases, dispensés sous la forme de quizz, tableaux comparatifs et autres graphiques, Comment séduire un vampire (sans y laisser sa peau) regorge également de conseils avisés en matière de beauté, de conversation, ce pour permettre aux aspirantes vampirettes de mettre toutes leurs chances de côté. Le tout est servi avec une bonne dose de second degré ! Le guide idéal pour faire en sorte que la victime, ce soit lui, pas vous...

 

11 avril 2011

la fiancée du vampire De Jane Toombs

la fiancée du vampire De Jane Toombs

 

Sybille a hérité de sa grand mère un étrange don de voyance et un collier d'opale aux vertus bienfaisantes. Le jour de ses noces, pressentant un danger imminent, elle décide de porter ce bijou plutôt que la rivière de diamants qui lui a offerte son futur mari. Pourquoi ? Qu'est-ce qui la pousse ainsi à chercher une protection auprès de son aïeule défunte ? Ne devrait-elle pas plutôt se réjouir d'épouser l'homme le plus séduisant de la ville ? Hélas, son funeste pressentiment se confirme quelques heures plus tard, quand, au pied de l'autel, son fiancé l'abandonne brusquement et, à la vue d'un inconnu tout de noir vêtu, disparaît bientôt par une porte dérobée.

 

11 avril 2011

L'œil du vampire de Sharon Brondos

L'œil du vampire de Sharon Brondos

 

Voué aux ténèbres éternelles, Oliver n'a d'autre choix que d'obéir à Celle qui règne sur le Royaume de la nuit. La mission qui, aujourd'hui, lui est confiée lui semble un jeu d'enfant, même s'il répugne à l'accomplir... Car Oliver n'a jamais eu l'âme d'un meurtrier. Cependant, à peine a-t-il ouvert le dossier de sa victime désignée, que la tâche lui paraît plus lourde encore, presque au-dessus de ses forces. Le Dr Sue Cooper est non seulement une femme, belle, rayonnante, mais une scientifique éminente dans le domaine de la longévité humaine... Un joyau parmi les mortels. Oliver range très vite la photo, déchiré par des sentiments depuis longtemps oubliés. Lui, si froid, si solitaire, brûle soudain de connaître cette femme au regard étincelant, respirant l'intelligence, le courage... et puis quelque chose d'autre qui lui donne soudain l'impression de n'être pas un monstre. Alors, Oliver ferme vivement le dossier, résolu malgré tout à obéir aux ordres intangibles venus des ténèbres. Mais déjà, il sent monter en lui une douceur nouvelle, une douceur qui, pour la première fois depuis des siècles, le rend dangereusement vulnérable.

 

11 avril 2011

L'amant de la pleine lune de Michele Hauf

L'amant de la pleine lune de Michele Hauf

 

Jamais cette femme ne sera à lui...

Frustré, Michael Lindsay regarde Jane, si douce, si sensuelle. Sans doute la plus belle de ses conquêtes ou de ses victimes. Derrière son look d'ange déchu, Michael Lindsay, rock star adulée des foules, cache, en effet, une créature avide de sang. Un vampire qui dans chacun de ses baisers tente désespérément d'étancher son inextinguible soif. Et voilà que pour la première fois de son existence, une femme lui est interdite. Car Michael a découvert le secret de Jane : elle est fille de sorcière et, en raison d'un sort jeté par ses ancêtres, une seule goutte de son sang peut le tuer. Ce qu'il ignore en revanche, c'est que pour continuer à vivre éternellement, Jane doit sacrifier un vampire, un soir de pleine lune...

 

11 avril 2011

Dracula en Dior de Scarlett, comtesse de Saint-Germain

DRACULA EN DIOR de Scarlett, comtesse de SAINT-GERMAIN

 

le guide incontournable de la mode à destination des créatures de l'au-delà... et de tous ceux qui aimeraient le devenir.

Vous, oui vous, qui êtes affublés d'une paire d'ailes et de crocs acérés, je ne vous apprends rien, les vampires sont ultra tendance en ce moment. C'est simple, nous sommes partout et les humains nous i-do-lâ-trent.


Seulement, si je puis me permettre, il y a vraiment des progrès à faire niveau look. Croyez-moi, il ne faut pas plaisanter avec ça, c'est la clé du succès ! Un vampire bien habillé est un vampire qui inspire confiance aux humains et donc un vampire bien nourri. Alors fini les tenues has been, exit les capes et robes en velours, dites non à la ringardise et oui à l'élégance !


Dans ce petit livre, vous découvrirez tous les écueils à éviter en matière de mode et, à l'inverse, les must have qui doivent impérativement intégrer vos garde-robes. Les noms Jimmy Choo, Alberta Ferretti, Balmain, Fendi ne vous disent rien ? C'est grave mais pas irrémédiable ! Je vais vous aider, moi, à devenir une vraie fashionista. Après tout, si le Diable s'habille en Prada, Dracula peut bien s'habiller en Dior...

 

7 avril 2011

Métamorphose du vampire de C. Baudelaire

MAIN ET PLUME

Les métamorphoses du vampire :extrait des fleurs du mal

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
- "Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
et fais rire les vieux du rire des enfants.

Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, la ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi
Les anges impuissants se damneraient pour moi!"

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.


CHARLES BAUDELAIRE

 

7 avril 2011

Le Vampire de Jan Neruda (1909)

 


L’auteur de ce texte, Jan Neruda, est un écrivain tchèque, totalement oublié aujourd’hui. Il est pourtant l’un des membres les plus connus de l’École de Mai. De plus il est l’auteur d’un célèbre recueil de nouvelles Les Contes de Mala Strana. Son nom a inspiré le pseudonyme du poète chilien Neftalí Ricardo Reyes Basoalto plus connu sous le nom de Pablo Neruda, prix Nobel de littérature en 1971.





Le petit bateau à vapeur qui fait journellement le service d’aller et retour entre Constantinople et les îles... nous ayant transportés sur la rive de Prinkipo on y prit terre.

La société ne se composait que de quelques personnes : Une famille polonaise, le père, la mère, la fille et le fiancé, puis nous deux. Je dois pourtant avouer, pour n’oublier personne, la présence d’un septième voyageur. Sur le pont de bois, jeté au-dessus de la Corne d’or de Stamboul, un Grec, jeune encore, s’était joint à nous ; à en juger par un carton qui portait sous son bras, c’était un peintre. De longues boucles noires tombaient plus bas que ses épaules, sa figure était pâle et l’œil sombre s’enfonçait dans l’orbite. De prime abord, cet homme m’intéressa ; il était si serviable et sa connaissance des endroits que nous visitions semblait très profonde. Puis il me sembla bavard, par trop loquace et après dix minutes d’entretien je me lassai de sa compagnie. Cette déconvenue me fit trouver d’autant plus agréable la famille polonaise. Les parents étaient de bonnes gens sincères ; le fiancé jeune, élégant, avait les manières d’un homme du monde. Ils allaient à Prinkipo pour y passer les mois d’été ; la jeune fille, quelque peu souffrante, ayant besoin pour se remettre de se baigner dans cet air du Midi.

La jolie et pâle enfant relevait peut-être d’une grave maladie, ou bien elle en portait le germe en elle. Elle s’appuyait sur le bras de son fiancé, se reposait souvent à ses côtés, et alors une petite toux sèche interrompait plusieurs fois leurs aimables chuchotements. Toutes les fois qu’elle toussait, son compagnon s’arrêtait de marcher, plein de prévenances et d’attention. Il la contemplait alors avec une pitié pleine de tendresse et la jeune fille de relever les yeux vers lui, comme pour dire : « Tu vois bien que ce n’est rien, je suis heureuse ! » Et naïfs, ils allaient croyant au bonheur et à la guérison.

D’après les recommandations du Grec, qui se sépara aussitôt de nous sur le Môle, la famille descendit dans un hôtel tenu par un Français. Sans occuper une situation trop élevée, cette maison offrait une vue des plus ravissantes et, installée à l’européenne, était pourvue de tous les conforts modernes.

Nous déjeunâmes de concert, et quand plus tard la chaleur de midi fut un peu tombée, tout le monde gravit en prenant et son temps et ses aises, la pente de la montagne jusqu’à un bosquet de pins d’où l’on pouvait jouir du panorama. À peine avions-nous découvert une place convenable et nous étions nous installés, que le Grec fit son apparition de nouveau. Il salua légèrement, explora un moment le terrain et s’assit alors également, à quelques pas. Il ouvrit son carton et commença à dessiner.

? « Je crois qu’il ne s’adosse au rocher que pour nous empêcher de suivre son dessin ».

? « Nous n’avons donc pas besoin de le regarder », dit le jeune Polonais, « ce qui se déroule à nos yeux ne nous suffit-il donc pas ? » Et après un moment il ajouta : « Il me semble qu’il nous dessine aussi, comme ornement de son paysage. ? À son aise ! »

Et en effet, nous avions assez à voir. Il n’existe sûrement par toute la terre pas un petit endroit plus beau et plus heureux que Prinkipo. Irène, la martyre politique, contemporaine de Charlemagne y passa un mois « en exil » ? ... Vivre ici un mois entier, tout le reste de mon existence serait illuminé de ce souvenir. Je ne saurais donc oublier l’unique journée que j’ai consacrée à cette excursion.

L’air était si pur, la brise si douce, l’atmosphère si parfumé, que l’œil glissait d’un horizon à l’autre comme se balançant sur du duvet. À droite, à côté de la mer, s’élevaient les montagnes brunes d’Asie à gauche, bien loin, bleuissait la rive escarpée d’Europe. L’île avoisinante de Schalki, une des neufs de l’archipel des Princes, se dressait avec ses forêts de cyprès comme un songe lugubre. De plus, pour ajouter à ce sinistre aspect, on la couronne d’un bâtiment considérable ? un asile pour les aliénés.

L’eau de la mer de Marmara n’ondulait que légèrement et, semblable à une opale gigantesque et brillante, affectait toutes les couleurs. Dans le lointain, l’onde était blanche comme du lait, un peu plus près elle semblait rosâtre entre les deux îles, elle brillait comme une orange d’or et dans le fond au-dessous de nous, c’était le bleu des saphirs. Elle restait seule avec sa beauté séductrice ; nulle part, on n’apercevait un navire de haut bord ; seuls, le long de la rive de l’île, voguaient de côté et d’autre deux bateaux portant pavillon anglais ; l’un était un petit vapeur, grand comme une cabane de garde, l’autre avait un équipage de douze hommes et comme leurs rames s’élevaient régulièrement, on en voyait couler et jaillir de l’eau, argent embrasé. Des dauphins confiants se pressaient entre les bateaux et volaient décrivant des courbes au-dessus des flots. Dans le ciel bleu, des aigles gigantesques passaient d’un vol tranquille d’une partie du monde à l’autre.

Toute la pente de la montagne sous nous était couverte de roses en fleurs et l’air embaumait, saturé de leur parfum. Des arcades du café au bord de la mer on entendait venir une musique atténuée par l’éloignement et portant au rêve.

L’impression était saisissante. Nos voix restaient muettes et tout notre être s’abandonnait à ce tableau ravissant... La jeune Polonaise était étendue sur le gazon et sa tête reposait sur la poitrine du bien-aimé. L’ovale pâle de sa tendre petite figure prit une légère coloration, et de ses yeux bleus jaillirent soudain des larmes. Le fiancé comprit son émotion, et se penchant vers elle but ses larmes l’une après l’autre. La mère regardait et il lui arriva ce qui était survenu à sa fille ; et moi, qui regardais aussi, je sentais mon âme déborder.

? « Ici le cœur et l’esprit doivent se remettre », murmura la jeune fille.

? « Quel beau pays ! ? Je n’ai pas d’ennemis, Dieu le sait, ? mais si j’en avais, ici je leur pardonnerais sûrement », dit le père d’une voix tremblante.

Et de nouveau le silence se fît. Tous éprouvaient un sentiment d’une douceur indicible. Chacun sentait en soi comme un monde de bonheur et aurait souhaité en faire part à l’univers entier. En proie aux mêmes sensations, dominé par les mûmes sentiments, on n’osait d’un mot rompre cette paix.

C’est à peine si nous nous aperçûmes qu’au bout d’une heure à peu près, le Grec se leva, ferma son carton, et nous ayant adressé un court salut, disparut de nouveau d’un pas léger. Nous restâmes absorbés dans notre contemplation muette.

Enfin, après plusieurs heures, quand l’horizon prit déjà la couleur violette, si ravissante dans le Midi, des couchers de soleil, la mère exhorta au départ. Nous descendîmes lentement vers l’hôtel, lentement, mais d’un pas élastique, comme des enfants sans soucis. À l’hôtel, nous nous assîmes à l’air, protégés par une marquise. À peine y étions-nous installés, qu’on entendit sous le berceau retentir le bruit d’une dispute et d’injures échangées. Notre Grec se disputait avec l’hôte ; nous écoutâmes pour nous divertir.

La conversation ne dura pas longtemps. « Si je n’avais point d’autres clients ici que des gens de la sorte ! gronda l’hôte en matière de conclusion, et il monta l’escalier allant à nous.

? « Quel est ce monsieur ? je vous prie, demanda le jeune Polonais, lorsque l’hôte se fut avancé tout près de notre table, comment se nomme t-il ? ? « Eh ! qui diable voulez-vous qui sache comment se nomme cet individu », continua de murmurer l’hôte, et il regarda mécontent au-dessus de la terrasse, « pour nous c’est le vampire ».

? « Un peintre ? n’est-ce pas ?

? « Vampire vous dis-je. Propre métier ! Il ne peint que des cadavres. Aussitôt que quelqu’un meurt à Constantinople ou dans les environs, cet individu a déjà fini le portrait du défunt le jour même. Il sent la mort et la peint d’avance sans jamais se tromper, le vautour ! »

La vieille Polonaise poussa un cri d’effroi : dans ses bras sa fille venait de tomber évanouie, blanche comme un linge. Déjà son fiancé avait sauté au bas des escaliers : il saisit d’une main le Grec à la gorge et tendit l’autre vers le carton.

Nous le suivîmes en hâte. Les deux hommes roulaient déjà dans le sable. Du carton entr’ouvert, les feuilles de papier à dessin s’étaient échappées et sur l’une d’elles se trouvait retracée d’une manière frappante, la tête de la jeune Polonaise, les yeux fermés, une couronne de myrtes autour du front.





Traduction de P. Patrys.


Pour information "Les contes de Malá Strana" sont publiés en français, aux éditions Pierre Terrail.

 

7 avril 2011

LE VAMPIRE de Charles Baudelaire

LE VAMPIRE de Charles Baudelaire

Poème

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,


De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine;
- Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,


Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
- Maudite, maudite sois-tu!


J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.


Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit:
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
A ton esclavage maudit,


Imbécile! - de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire!"

 

7 avril 2011

Le vampire d'alexandre dumas

Le vampire d'alexandre dumas

écrit en 1851

Des voyageurs attardés se replient de nuit vers le château espagnol de Tormenar, de sinistre réputation. Parmi eux, Juana, partie retrouver l'homme qu'elle aime, et Gilbert de Tiffauges, gentilhomme breton. Une goule travestie en moresque surveille la scène (Acte I). Dans le château vide, lord Ruthwen rejoint les voyageurs; mais le fiancé de Juana n'est pas au rendez-vous. Gilbert le découvre mort, un peu plus tard. Puis c'est le tour de Juana, et Gilbert frappe de son épée Ruthwen qui sort de la chambre où elle agonise. Convaincu malgré tout de l'innocence de l'homme qui dit être allé lui aussi au secours de Juana, Gilbert accomplit ses dernières volontés: il ne sera pas enseveli mais exposé aux rayons de la lune. Laissé seul, le mort se redresse et déploie ses ailes de chauve-souris (Acte II).

Plusieurs mois ont passé, Gilbert est de retour à Tiffauges; il vient d'échapper à un attentat grâce à la goule, déguisée en paysanne. La soeur de Gilbert, Hélène, présente à son frère l'homme qu'elle a choisi d'épouser: lord Ruthwen! Ce dernier explique à Gilbert comment il était sorti d'un coma que tous avaient pris pour la mort. Dans la chambre de Gilbert endormi, la fée Mélusine veille sur lui et tente de l'avertir (Acte III).

Au matin, tourmenté par son rêve, Gilbert met Hélène en garde contre Ruthwen; on le prend pour un fou. Se sentant menacé, Ruthwen essaie de pactiser avec son ennemie la goule, qui aime Gilbert et le protège. A minuit, il égorge Hélène et se repaît de son sang. Arrivé trop tard, Gilbert le précipite dans un ravin (Acte IV). L'histoire s'achève au pied du Caucase. Gilbert s'apprête à épouser Antonia; du temps a passé. Ruthwen revient encore une fois, poussé par la haine et le désir de chair fraîche. Dans un dernier combat avec le vampire, la goule se sacrifie et permet à Gilbert de sauver Antonia en scellant pour l'éternité Ruthwen dans un tombeau (Acte V).

 

7 avril 2011

le molosse de lovecraft

le molosse de lovecraft

 

Deux jeunes Anglais pilleurs de cimetières, fascinés par la mort et la démonologie, se rendent en Hollande après avoir eu vent d'une rumeur concernant la tombe d'un soi-disant vampire… L'ayant exhumé, ils découvrent un médaillon qu'ils ramènent en Angleterre. Mal leur en prend, car la punition s'abat sur eux, annoncée par un affreux aboiement…



La putréfaction hante ce récit vampirique. Ecrit en septembre 1922 à la suite d'une visite du cimetière hollandais de Flatbush à New York lors d'un séjour chez sa future femme Sonia Greene, Le molosse est sans conteste l'une des nouvelles les plus glauques de Lovecraft, un texte nécrophile à souhait et typique du style littéraire de jeunesse de HPL : lourd et malsain. Tout est noir, dégoûtant, repoussant, monstreux, difforme. Le narrateur use et abuse d'un vocabulaire effrayant, décrivant avec une peur sourde les étranges événements qu'il traverse… C'est de l'horreur pure, sans arrière-plan cosmique, qui contraste fortement avec les recherches narratives et thématiques que Lovecraft poursuivra par la suite.

 

7 avril 2011

Le Giaour de Lord Byron

Le Giaour de Lord Byron

poème de 1813


(A Fragment of a Turkish Tale -1813-)

"Frémis ! Nouveau vampire envoyé sur la terre, En vain, lorsque la mort fermera ta paupière, A pourrir dans la tombe on t'aura condamné, Tu quitteras la nuit cet asile étonné. Alors, pour ranimer ton cadavre livide, C'est du sang des vivants que ta bouche est avide ; Souvent, d'un pas furtif, à l'heure de minuit, Vers ton ancien manoir tu retournes sans bruit : Du logis à ta main déjà cède la grille, Et tu viens t'abreuver du sang de ta famille, L'enfer même, à goûter de cet horrible mets, Malgrès sa répugnance oblige ton palais. Tes victimes sauront à leur heure dernière Qu'elles ont pour bourreau leur époux ou leur père ! Et, pleurant une vie éteinte avant le temps, Maudiront à jamais l'auteur de leur tourments : Mais non, l'une plus douce, et plus jeune et plus belle, De l'amour filial le plus parfait modèle, Celle de tes enfants que tu chéris le mieux ; Quand tu t'abreuveras de son sang précieux, Reconnaîtra son père au sein de l'agonie, Et des plus tendres noms paiera sa barbarie. Cruel comme est ton coeur, ces noms l'attendriront ; Une sueur de sang coulera de ton front ; Mais tu voudras en vain sauver cette victime, Elle t'es réservée, ainsi le veut ton crime ! Désséchée en sa fleur, par un funeste accord, Elle te dut sa survie et te devra sa mort ! Mais du sang des vivants cessant de te repaître, Dès que sur l'horizon le jour est prêt à naître, Grinçant des dents, l'oeil fixe, en proie à mille maux, Tu cherches un asile au milieu des tombeaux : Là, tu te veux du moins joindre aux autres vampires, Comme toi condamnés à d'éternels martyrs : Mais ils fuiront un spectre aussi contagieux, Qui, tout cruels qu'ils sont, l'est mille fois plus qu'eux."

 

7 avril 2011

La Fiancée de Corinthe de Wolfgang Goethe

La Fiancée de Corinthe de Wolfgang Goethe

 

Venant d’Athènes, un jeune homme se rendit à Corinthe, où il était encore inconnu.
Il comptait sur l’aimable accueil de l’un de ses habitants ;
les deux pères étaient unis par les liens de l’hospitalité,
et avaient, depuis longtemps déjà,
fiancé l’un à l’autre
leur fils et leur fille.

Mais sera-t-il encore un hôte bienvenu
s’il n’achète chèrement cette faveur ?
Il est encore un païen, ainsi que les siens,
mais eux sont déjà chrétiens et baptisés.
Quand une nouvelle foi prend naissance,
souvent l’amour et la foi jurée
sont détruits comme une mauvaise herbe.

Déjà la maison tout entière était livrée au repos,
pères et filles ; seule la mère veille ;
elle reçoit l’hôte avec empressement ;
elle le conduit aussitôt dans la plus belle des chambres.
Prévenant ses désirs,
elle lui présente les vins et les mets les plus recherchés.
Ayant ainsi pris soin de lui, elle lui souhaite une bonne nuit.

Mais malgré le repas bien servi,
il n’éprouve aucune envie de manger ;
la fatigue lui fait délaisser mets et boisson,
et il se couche tout habillé sur son lit.
Et il est déjà presque endormi,
lorsqu’un hôte étrange
pénètre dans la chambre par la porte ouverte.

A la lueur de la lampe il voit s’avancer
dans la chambre une jeune fille silencieuse et pudique,
couverte d’un voile et de vêtements blancs,
le front ceint d’un ruban noir et or.
Dès qu’elle l’aperçoit,
elle s’étonne et s’effraie,
et lève sa blanche main.

“Suis-je donc, s’écrie-t-elle, si étrangère dans ma propre maison
que l’on ne m’ait point annoncé la présence d’un hôte ?
C’est ainsi, hélas ! que l’on me tient enfermée dans ma cellule,
et qu’ici, maintenant, je suis couverte de honte !
Mais continue à reposer
sur ta couche ;
je vais m’éloigner promptement, comme je suis venue.”

“Reste, belle jeune fille !” s’écrie le jeune homme
en quittant précipitamment son lit.
“Voici les dons de Cérès, voici ceux de Bacchus,
et voici, chère enfant, que tu apportes l‘amour.
Tu es pâle de frayeur !
Viens, chère jeune fille, viens,
et goûtons ensemble aux joies des dieux !”

“Reste loin de moi, jeune homme, arrête !
Je ne suis pas vouée à la joie.
Le dernier pas, hélas ! a été fait
par ma mère chérie ; égarée par la maladie,
elle fit, en guérissant, le serment
que ma jeunesse et mon corps
seraient consacrés désormais au service du ciel.

“Et le brillant cortège des anciens dieux
a quitté aussitôt la maison devenue silencieuse.
On n’adore plus maintenant qu’un seul Dieu
invisible dans le ciel, qu’un Sauveur sur la croix ;
l’on n’offre ici en sacrifice,
ni brebis ni taureaux,
mais des victimes humaines en nombre infini !”

“Et il la questionne, et il pèse tout ses paroles,
dont aucune n’échappe à son esprit.
“Est-il possible que, dans cette chambre silencieuse,
ce soit ma fiancée bien-aimée qui se tient là devant moi ?
Sois donc à moi !
Les serment de nos pères
nous ont déjà valu la bénédiction du Ciel !”

“Ce n’est pas moi qui te suis destinée, bon jeune homme !
C’est ma soeur plus jeune qui t’est réservée.
Lorsque dans ma cellule silencieuse, je serais livrée à mes tourments,
ah ! pense à moi dans ses bras,
à moi qui ne pense qu’à toi,
qui me consume d’amour,
et qui, bientôt, irai me cacher sous la terre !”

“Non, je le jure par cette flamme
qu’Hymen, dès maintenant, fait briller pour nous,
tu n’es perdue ni pour la joie ni pour moi,
et tu m’accompagneras dans la maison de mon père.
Bien-aimée, reste ici !
Célèbre à l’instant même avec moi,
bien qu’inattendu, notre festin nuptial !”

Et déjà ils échangent les gages de la fidélité :
elle lui tend une chaîne d’or,
et il veut lui offrir une coupe
d’argent, d’un art incomparable.
“Cette coupe n’est pas pour moi ;
mais je t’en prie,
donne-moi une boucle de tes cheveux !”

A ce moment sonna l’heure lugubre des esprits,
et alors seulement, la jeune fille parut être à son aise.
Avidement, de ses lèvres pâles, elle but
le vin, d’un rouge sombre comme le sang.
Mais du pain de froment qu’il lui offrit aimablement,
elle ne prit pas la plus petite miette.

Et elle tend la coupe au jeune homme,
qui, comme elle, la vide d’un seul trait, goulûment.
Et pendant ce repas silencieux il lui demande son amour.
son pauvre coeur, hélas ! était malade d’amour.
Mais elle résiste
à toutes ses supplications,
jusqu’à ce qu’il tombe en pleurant sur le lit.

Et elle vient et s’étend près de lui.
“Ah ! comme je souffre de te voir ainsi tourmenté !
Mais, hélas ! si tu touches à mes membres,
tu sentiras en frissonnant ce que je t’ai caché.
Blanche comme la neige,
mais froide comme la glace
est l’amante que tu as choisie !”

Il la saisit avec ardeur dans ses jeunes bras vigoureux,
emporté par la force de son jeune amour.
“Espère cependant te réchauffer encore près de moi,
même si c’est le tombeau qui t’a envoyée vers moi.
Mêlons nos souffles, échangeons nos baisers !
Que notre amour déborde !
Ne brûles-tu pas en sentant la flamme qui me dévore ?”

L’amour les unit plus fortement encore :
des larmes se mêlent à leurs transports.
Avidement elle aspire le feu de ses lèvres,
et chacun ne se sent vivre que dans l’autre.
A la fureur d’amour du jeune homme
le sang figé de la jeune fille se réchauffe,
mais dans sa poitrine le coeur ne bat pas.

Cependant la mère, attardée aux soins du ménage,
passe encore, d’un pas glissant, dans le couloir, devant la chambre,
écoute à la porte, écoute longtemps
ces sons étranges :
accents plaintifs et voluptueux
d’un fiancé et de sa fiancée,
balbutiements insensés de l’amour.

Elle reste debout, immobile, à la porte,
car elle veut avant tout se convaincre,
et elle entend avec colère les serments d’amour les plus solennels,
des paroles d’amour et de caresse :
“Silence ! le coq se réveille !
- Mais la nuit prochaine
tu viendras de nouveau ?” Et baisers sur baisers.

La mère ne peut contenir plus longtemps son
courroux, ouvre rapidement la serrure bien connue.
“Y a-t-il donc dans cette maison des filles perdues
capable de se donner ainsi aussitôt à l’étranger ?”
Elle ouvre la porte, entre,
et, à la lumière de la lampe,
aperçoit, ô Ciel, sa propre fille.

Et le jeune homme, dans le premier moment
d’effroi, veut couvrir la jeune fille avec son voile,
cacher la bien-aimée avec le tapis.
Mais elle se débat et se dégage aussitôt.
sa haute stature
se redresse lentement dans le lit.

“Mère, mère !” dit-elle d’une voix sépulcrale,
“Vous me reprochez donc cette nuit si belle ?
Vous me chassez de cette chaude couche ?
Ne me suis-je donc réveillée que pour me livrer au désespoir ?
Ne vous suffit-il donc pas
de m’avoir de bonne heure ensevelie dans un suaire
et mise au tombeau ?

“Mais une loi qui m’est propre me pousse
hors de la tombe étroite au lourd manteau de la terre.
Les chants psalmodiés par vos prêtre
et leur bénédiction n’ont aucun effet.
L’eau et le sel ne peuvent
éteindre l’ardeur de la jeunesse,
et la terre, hélas ! ne refroidi pas l’amour.

“Ce jeune homme me fut promis jadis,
alors qu’était encore debout le temple de l’aimable Vénus.
Mère, et vous avez violé votre promesse
en vous liant par un voeu barbare et sans valeur.
Car nul Dieu n’exauce
une mère qui jure
de refuser la main de sa fille.

“Une force me chasse hors du tombeau
pour chercher encore les biens dont je suis sevrée,
pour aimer encore l’époux déjà perdu,
et pour aspirer le sang de son coeur.
Et quand celui-ci sera mort,
je devrai me mettre à la recherche d’autres,
et mes jeunes amants seront victimes de mon désir furieux.

“Beau jeune homme, tes jours sont comptés.
Tu vas maintenant mourir de langueur en ce lieu.
Je t’ai donné mon collier ;
j’emporte avec moi ta boucle de cheveux.
Regarde-la bien !
Demain tes cheveux seront gris ;
dans la tombe seulement ils redeviendront noirs.

“Écoute maintenant, mère, ma dernière prière ;
Fais dresser un bûcher.
Ouvre l’étroit tombeau où j’étouffe,
et rends au repos les amants en les livrant aux flammes.
Quand l’étincelle jaillira,
quand les cendres seront ardentes,
nous nous envoleront vers les anciens dieux !”

La Fiancée de Corinthe

par Wolfgang Goethe (1797)

[traduit de l’allemand par Léon Mis]

 

7 avril 2011

Le Tarot des Vampires - Coffret Livre + Jeu de Daniels Ian

Le Tarot des Vampires - Coffret Livre + Jeu de Daniels Ian

Adoptez la nuit? tandis que vous vous abandonnez aux visions de roses rouge sang et que vous ressentez le rythme de votre coeur battre fiévreusement. La légende du vampire est enracinée dans la noirceur et la séduction, mais son éternel message en est un de faim spirituelle  le goût du Divin. Ce jeu de cartes romantique et envoûtant, où l' on retrouve le l' art gothique riche et évocateur de Ian Daniels, est un outil pour l'éveil spirituel. Grâce à celui-ci, vous pourrez sonder les profondeurs de vos ombres intérieures et en ressortir dans la lumière éclatante de la vérité. Inspiré par la structure de Rider-Waite, ce jeu de cartes nous montre le Fou, la Prêtresse et les autres personnages traditionnels, alors que les enseignes portent des noms uniques qui font allusion au mystère et à la mort : les Sceptres, les Graals, les Épées et les Crânes. Le guide qui accompagne le jeu de cartes donne une signification détaillée des cartes, des exercices créatifs, des méthodes de tirage originales et des instructions pour créer votre propre vampire.

 

 

parution le 15 avril 2011

 

7 avril 2011

Les vampires Ce qu’en dit la science / Science & Vie Junior

Les vampires Ce qu’en dit la science / Science & Vie Junior

 

Hors-série n°82: enquête sur les vampires

 

Si quelques anthropologues ou archéologues se sont intéressés aux origines du mythe, attesté depuis le XVlle siècle au moins, ni la biologie, ni la chimie, ni la physique ne se sont penchées sur le lit des vampires!

Et qu’en dit la médecine? Que certains symptômes de la rage peuvent présenter des similitudes avec le comportement des vampires, tel qu’il est décrit par le folklore. Cependant, le plus troublant est l'existence d'une maladie du sang, la porphyrie, dont les symptômes sont tels qu'on la surnomme "maladie du vampire". En effet, les patients qui en sont affectés souffrent d’une hyper-sensibilité à la lumière, d’une intolérance à l’ail, et de troubles neurologiques qui les rendent parfois très agressifs.

Entretien avec Olivier Voizeux, rédacteur en chef du Hors-série de Science et Vie Junior, et Olivier Lascar, rédacteur en chef adjoint.

 

7 avril 2011

Vampyre d'OlivieR CLEMENT

Vampyre d'OlivieR CLEMENT

 

Le mythe des vampires revisité.

Venez faire la connaissance de Daphnée, jolie vampire qui aspire à la tranquillité...

 

Les vampires,

ils n'ont jamais eu bonne réputation, surtout depuis qu'ils n'existent plus seulement dans les bouquins ou au cinéma.

Je m'y étais tenu à l'écart jusqu'à présent, ils ne me font rien, je leur fou la paix.

Mais il fallait bien que la rencontre ait lieu un jour ou l'autre

Et je n'ai pas été déçu, loin de la...

 

Couverture souple, 32 pages

parution octobre 2010

 

le site les gribouilles d'OlivieR

 

7 avril 2011

Hidden Shadows - Photography - Edition Limitee de Lukas ZPIRA

Hidden Shadows - Photography - Edition Limitee (Relié)

 

Edition limitée à 1000 exemplaires, numérotés et signés




Photographe nomade spécialiste des subcultures contemporaines et des modifications corporelles. Lukas Zpira parcourt le monde et en documente les marges. Au delà de tout sensationnalisme, « Hidden Shadows » est un portfolio dressant le portrait d un des clans les plus intéressant et les plus puissant de New York, dont le quartier général se trouve au c ur de Harlem. Ce livre se veut une extension de « Vampyres », publié début 2006 chez Flammarion en collaboration avec Laurent Courau. Un film produit par Avalanche Productions sortira également fin 2006, clôturant 4 ans de travail autour de ce sujet. La première édition est limitée à 1000 exemplaires, signés et numérotés. « Onanisme Manu Militari II », un livre consacré aux collaborations artistiques autour du travail de Lukas ZPIRA sur les modifications corporelles a également été publié en 2005 chez Hors Editions.

 

7 avril 2011

VEILLÉE FUNÈBRE de Martine MULLER

VEILLÉE FUNÈBRE de Martine MULLER (bd)

 

Kiev, la ville aux cent clochers d’or. Thomas, étudiant philosophe, appelé par un riche seigneur à se rendre au chevet de sa fille mourante, est emmené de forces par des cosaques. Hélas il arrive trop tard, mais a toutefois le temps de reconnaître en la défunte une sorcière ! Trois nuits durant, Thomas a l’obligation de veiller cette beauté éteinte… Qui ne demande qu’à se réveiller.

Cette bande dessinée est l'adaptation de la nouvelle de Nicolas Gogol : Vij

 

7 avril 2011

Vampire de DEO.R

Vampire de DEO.R

 

Secaria est une ville qui respire le vice et la mort. Bien que le soleil ne traverse jamais les brumes rouges, le Vampire, du haut de son clocher, prèfère le calme de la nuit. Serein, il veille de loin sur son troupeau d’humains, attendant de se nourrir... Qui peut mettre fin à ses crimes ? Ici, on n’entend plus battre les coeurs. Seul se fait entendre le bourdonnement des cerveaux et des informations circulant à travers la ville. Et tout le monde travaille, jour et nuit, sans relâche, à la construction d’une gigantesque statue. Pourquoi donc continuer ainsi ?...

 

7 avril 2011

Théo, Le sang de la momie de Ola Skogäng

Picnik_collage

 

Théo, Le sang de la momie : Le vampire de Stockholm

 

Le cadavre d'un vieil égyptologue est découvert à Stockholm. Le crâne broyé et le corps complètement vidé de son sang, le cadavre gisait depuis deux mois dans le soubassement de sa maison avant qu'on ne le trouve. Y a-t-il un rapport entre ce meurtre horrible est un importateur d'art égyptien aux pratiques pour le moins suspectes? La police est sur les dents et fait appel à un auxiliaire pour le moins étrange : Théo, le brocanteur de l'occulte. C'est un grizzly doté d'une âme humaine, qui fait rapidement le lien avec un meurtre similaire survenu trois quarts de siècle plus tôt. Un vampire hanterait-il les rues de la Venise du Nord?

 

Théo, Le sang de la momie : La confrérie de l'étrange

 

Les cadavres s'amoncellent. Le Vampire de Stockholm sème l'effroi dans les rues de la ville et se moque des policiers. Malgré l'opposition du commissaire Larsson, Théo, le brocanteur de l'occulte, mène l'enquête.
En compagnie de l'inspecteur Max et de la petite Félicia, Théo découvre que son vieil ennemi Amir Kairo célèbre de bien étranges rituels dans les entrailles du musée de la Méditerranée.
Pendant ce temps, une étrange confrérie conspire dans le but d'éliminer Théo...

 

Théo - Le sang de la momie : Le missionnaire du diable (parution le 7 avril 2011)

 

Derrière sa façade paisible, la Venise du Nord dissimule un monde secret et mystérieux, peuplé d'une faune inquiétante. Pour traquer le vampire de Stockholm, Théo, le brocanteur de l'occulte, et son ami l'inspecteur Max n'auront de choix que de s'y enfoncer.

Tandis que le piège infernal que prépare la Confrérie de l'étrange est sur le point de se refermer sur Théo, Félicia est capturée par le vampire et son maître, le missionnaire du Diable. En cherchant à la délivrer avant que le sanglant meurtrier ne fasse une nouvelle victime, Théo et Max se retrouveront au coeur d'une guerre sans merci que se livrent deux forces immémoriales.

Troisième et dernier tome de ce premier cycle des aventures de Théo. Acclamé en Suède, l'édition originale du Sang de la momie a valu à son auteur le prestigieux prix Adamsson du meilleur auteur suédois en 2009. Mumiens Blod a également été finaliste pour le prix Urhunden du meilleur album suédois.

 


7 avril 2011

Sur les traces de Dracula de Yves Herman

Sur les traces de Dracula de Yves Herman (BD)

 

livre 1

L'épopée sanglante de Vlad Dracula, dit l'Empaleur, prince de Valachie à la fin du Moyen Age, revit sous la plume inspirée d'Hermann. Le scénariste Yves H. a parcouru la Roumanie, fouillé les archives et sondé les historiens, sur les traces de Dracula.Deux volumes complèteront celui-ci : Brans Stoker, dessiné par Séra, nous contera la vie tourmentée du romancier auteur de Dracula, tandis que Transylvania, dessiné par Dany, nous conduira sur les lieux où vécut le vampire de légende.

livre 2

Contée avec brio par Yves H. et superbement mise en scène par Sera, voici la vie tourmentée de Bram Stoker, le romancier qui inventa le mythe vampirique de Dracula.

Ce volume est le deuxième de l'ambitieuse trilogie consacrée au mythe de Dracula : après Vlas l'Empaleur, dessiné par Hermann, Transylvania, réalisé par Dany. nous conduira dans la Roumanie d'aujourd'hui.

Le scénariste Yves H. a parcouru la Roumanie, fouillé les archives, sondé les historiens sur les traces du mythique personnage de Dracula. Il en résulte une ambitieuse trilogie, dont le premier volume, Vlad l'Empaleur, dessiné par Hermann, met en scène le personnage historique qui est à la base du mythe. Un second volume, Bram Stoker, dessiné par Sera, nous conte la vie tourmentée du romancier auteur de Dracula, tandis que l'album Transylvania, dessiné par Dany, nous conduit dans la Roumanie d'aujourd'hui, sur les lieux où naquit la légende.



Un étrange périple en Roumanie contemporaine, dans les pas de Dracula dont la présence hante toujours les lieux... Cet album est le fruit d'un voyage que Dany a réellement effectué sur place. Transylvania fait suite à Vlad l'Empaleur, dessiné par Hermann, et à Bram Stoker, mis en scène par Séra, les trois volumes composant l'ambitieuse trilogie Sur les traces de Dracula scénarisée par Yves H.

 

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