9782070438761

 

L'Antiquité eut ses divinités assoiffées, le Moyen Age ses pervers sanguinaires.
Au XVe siècle, l'Eglise immortalisa les morts-vivants en les reconnaissant. Le vampire eut dès lors le droit de cité. Trois siècles plus tard, en pleine raison triomphante, la psychose est générale. Le vampire est connu, décrit : un " revenant en corps ", réfractaire à la croix, éventuellement à l'ail... Le théâtre de la terreur est posé. La littérature romantique va le consacrer, avec, dans le rôle du saigneur, Dracula, de Bram Stoker.
Un siècle plus tard, le cinéma lui donne corps, dans tout l'achèvement de sa terrible splendeur. jean Marigny traque cette figure polymorphe dans les lieux mêmes où elle se réfugie : la nuit, la mort, le temps perdu.

Cet ouvrage de Jean Marigny est parfait pour les nouveaux amateurs de vampires qui veulent en savoir plus sur la naissance de ce personnage mythique fascinant.

Ce livre explique donc comment est née la superstition des vampires grâce à des figures historiques légendaires telles que Vlad L'Empaleur, la Comtesse Bathory ou encore Gilles de Rais et à d'incroyables circonstances qui empêchaient les corps des morts de retourner à la poussière. Il retrace aussi le passage du vampire du statut de superstition à celui de mythe grâce à une courte nouvelle que John Polidori, le médecin personnel de Lord Byron, rédigea en 1816 pendant leur séjour à la villa Diodati (Frankenstein...). Enfin, il fait aussi état de l'évolution du vampire dans les textes (Stoker, Rice...) et dans les films tout au long du 20ième siècle.

Cet ouvrage, bien que court, offre un très bon aperçu de ce qu'est l'image du vampire et permet aux nouveaux "adeptes" d'acquérir les connaissances minimales avant de se plonger dans des recherches plus approfondies. Jean Marigny a consacré sa longue thèse au mythe des vampires, elle s'intitule Le vampire dans la littérature anglo-saxonne et Sang pour sang en résume les grandes lignes.