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Livres de Vampires
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27 mars 2011

Car la vie est dans le sang de Francis Marion Crawford

Car la vie est dans le sang de Francis Marion Crawford

 

Car la vie est dans le sang de Francis Marion Crawford (1880).

 

Le fantastique n'occupe qu'une faible place dans l'œuvre abondante de l'Américain d'Europe Francis Marion Crawford :  sept nouvelles qui ont été recueillies en 1911 sous le titre Wanderinq Ghosts aux États-Unis puis publiées en Angleterre sous celui de Uncanny Tales, à quoi s'ajoute une courte nouvelle retrouvée par Xavier Legrand-Ferronnière.

Ce sont ces huit nouvelles qui constituent le présent volume, par lesquelles, en plus de La sorcière de Prague et quelques autres romans surnaturels, l'auteur est assuré de l'immortalité.

 

Voici ce que dit de lui H.P. Lovecraft, dans Epouvante et Surnaturel en littérature :

« Parmi les histoires fantastiques de F. Marion Crawford se signale  la vie est dans le sanghistoire de malédiction de vampire très évocatrice, qui se situe près d'une ancienne tour sur les rochers de la côte désertique de l'Italie du sud. Le sourire mort traite d'horreurs qui se passent dans l'antique maison et le caveau ancestral d'une famille en Irlande et présente un »banshee« (fantôme irlandais) avec une puissance considérable. Mais La couchette supérieure est son chef-d'œuvre fantastique et l'une des histoires d'horreur les plus terrifiantes de la littérature. Dans cette histoire de cabine de luxe hantée depuis qu'un suicide s'y est déroulé, Crawford manie des éléments comme l'humidité spectrale de l'eau salée, un hublot étrangement ouvert et une lutte cauchemardesque avec un objet sans nom, avec une incomparable dextérité. »

 

sommaire

  • Des pas dans l'épouvante de Jean-Baptiste BARONIAN
  • Bibliographie fantastique de Xavier LEGRAND-FERRONNIERE
  • Car la vie est dans le sang de Francis-Marion CRAWFORD
  • Le Cri de Francis-Marion CRAWFORD
  • La Poupée fantôme de Francis-Marion CRAWFORD
  • Le Sourire mort de Francis-Marion CRAWFORD
  • Un homme à la mer de Francis-Marion CRAWFORD
  • Les Fontaines du Paradis de Francis-Marion CRAWFORD
  • La Couchette supérieure de Francis-Marion CRAWFORD
  • Le Messager de Francis-Marion CRAWFORD

 

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27 mars 2011

Autour de Londres par Lydie Blaizot

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recueil vampirique de huit nouvelles présentant chacune l’un des vampires de La Maison de Londres.

 

1- La Terreur des Hautes Terres

2- Les Trois Mousquetaires

3- Le Roi George

4- Fatum

5- Le Clown

6- Piccolo

7- Premier fauteuil en partant de la droite

8- Le Boulet

 

Londres. Sa Tamise, son célèbre pont, son brouillard, sa banlieue... et ses vampires. Chef charismatique, mousquetaire, danger public ou simple quidam, chacun laisse une empreinte différente dans la Maison qu'il sert. Cette non-vie, trop souvent imposée, plus ou moins bien acceptée, se heurte à la réalité des vivants qui viennent chambouler des existences dont ils ignorent tout. Face à cette problématique, les vampires improvisent, s'adaptent, luttent pour demeurer dans l'ombre ou, au contraire, satisfaire de nouveaux appétits. 

Partez à la découverte de ces individus hors du commun au travers de huit nouvelles où les lecteurs de La Maison de Londres retrouveront des personnages familiers

 

Le recueil devrait comporter des portraits des héros sous forme de dessins noir et blanc.

 

 

parution mai 2011


27 mars 2011

Imitation, Une parodie de The Harvard Lampoon

Imitation. Une parodie de The Harvard Lampoon

 

Les vampires vous fascinent ? N'hésitez plus, laissez vous tenter par l'appel du sang ! La parodie déjantée de Fascination !

Quand Belle arrive dans son nouveau lycée, elle croise Edwart, un geek super sexy. Après avoir été témoin de différents phénomènes (Edwart ne touche pas à ses patates à la cantine, il la sauve d une boule de neige qui fond sur lui !), elle est persuadée d une chose : Edwart est un vampire. Comment faire pour le convaincre de la mordre et de faire d elle son amour éternel ?

 

27 mars 2011

Dessine les vampires et autres créatures de la nuit de Özdamar Diane

Dessine les vampires ... de Özdamar Diane

 

Dessine les vampires et autres créatures de la nuit de Özdamar Diane

Vampires gothiques, rockers ou skaters, goules et lycans : méfiez-vous des monstres de la nuit ! Pour affronter sans difficulté ces créatures maléfiques et leurs victimes, voici une méthode d'apprentissage en pas à pas. Affûtez vos crayons, mélangez vos couleurs, préparez feutres et pastels : frisson garanti en 5 à 10 étapes ! Vous pourrez même combiner techniques classiques et retouche numérique. Le résultat sera terriblement réaliste. Laissez-vous simplement guider... Vous ne résisterez pas à la fascination !

 

7 avril 2011

Casse-tête : 100 énigmes de vampires de Fabrice Bouvier

Casse-tête : 100 énigmes de vampires de Fabrice Bouvier

 

100 énigmes terrifiantes pour vous glacer le sang

Vous aimez vous faire peur, adorez les histoires de vampires ? En pleine période vampirique, comme en atteste l'immense succès des histoires de vampires Twillight, ce casse-tête d'énigmes thématiques saura vous ravir et vous effrayer à la fois.

Traquez les vampires au fil de rébus ténébreux, de messages codés et autres logigrammes sanguinolents. Les différents niveaux de difficulté vous permettent de devenir, au fur et à mesure des jeux, un chasseur de vampires hors-pair !

Laissez-vous guider tout au long de vos aventures par votre esprit de déduction, goûtez aux illustrations de vampires et chauve-souris jalonnant l'ouvrage et passez un grand moment d'intense jubilation. Plongez-vous dans l'univers des vampires, simplement muni accessoirement d'une tête d'ail et d'un crucifix, d'un crayon pointu et bien sûr de votre instinct de survie ! À consommer sans modération !

 

 

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27 mars 2011

boîte à énigmes Vampiriques de Stéphanie Bouvet

La boîte à énigmes Vampiriques de Stéphanie Bouvet

Ce jeu s'adresse à tous les mordus d'énigmes, qui ont les charades et les devinettes dans le sang, qu'ils soient simples mortels, vampirologues avertis, saigneurs débutants ou confirmés.
Croquez à pleines dents ces petits problèmes de logique, de réflexion, de calcul ou encore de langage, qui demandent un sang-froid à l'épreuve des balles... en argent, naturellement. Le but du jeu n'est pas de vous faire mourir de peur et encore moins de vous glacer le sang - il deviendrait imbuvable - mais simplement de vous divertir en vous préservant d'un ennui mortel. Il est donc primordial de vous assurer des conditions de réflexion optimales avant de vous lancer dans la résolution de ces énigmes.
Choisissez le moment le plus propice à la concentration, comme, par exemple, une nuit sans lune. Installez-vous confortablement dans un fauteuil généreusement capitonné (un cercueil peut également faire l'affaire), fermez vos rideaux (quelqu'un pourrait vous surprendre) et tournez tous les miroirs qui pourraient vous déconcentrer. Munissez-vous au besoin d'une feuille et d'un crayon (crucifix, pieux et gousses d'ail ne vous seront d'aucun secours) et surtout ne vous faites pas de mauvais sang (ce serait gâcher).
Si vous coagulez - pardon, si vous séchez - sur une énigme, hurlez, quelqu'un vous entendra peut-être...

 

parution septembre 2010

 

 

27 mars 2011

La Femme vampire d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann 1821

La Femme vampire d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann 1821

Le comte Hypolite était revenu exprès d’un voyage lointain pour prendre possession du riche héritage de son père, qui venait de mourir. Le château patrimonial était situé dans la contrée la plus riante, et les revenus des terres adjacentes pouvaient amplement fournir aux embellissements les plus dispendieux.

Or, le comte résolut de réaliser et de faire revivre à ses yeux tout ce qui avait, en ce genre, frappé le plus vivement son attention dans ses voyages, principalement en Angleterre, c’est-à-dire tout ce qui pouvait se faire de plus somptueux, de plus attrayant et de meilleur goût. Il convoqua donc autour de lui des artistes spéciaux et tous les ouvriers nécessaires, et l’on s’occupa aussitôt de la reconstruction du château et des plans d’un parc immense, conçu dans le style le plus grandiose, dans lequel devaient être enclavés l’église même du village, le cimetière et le presbytère, comme autant de fabriques élevées à dessein au milieu de cette forêt artificielle.

Tous les travaux furent dirigés par le comte lui-même initié aux connaissances nécessaires et qui se consacra exclusivement, et de corps et d’âme, à sa vaste entreprise, si bien qu’une année entière s’écoula sans qu’il eût songé une seule fois à paraître dans la capitale, suivant le conseil de son vieil oncle, pour y éblouir par un train splendide les nobles demoiselles à marier, afin que la plus belle, la plus sage et la plus aimable lui échût en partage pour épouse.

Il se trouvait précisément un matin assis devant sa table de travail , occupé d’esquisser le dessin d’un nouveau corps de bâtiment, lorsqu’une vieille baronne, parente éloignée de son père, se fit annoncer. Hypolite se souvint aussitôt, en entendant prononcer le nom de la baronne, que son père ne parlait jamais de cette vieille femme qu’avec la plus profonde indignation, même avec horreur, et qu’il avait recommandé à plusieurs personnes qui voulaient se lier avec elle de se tenir sur leurs gardes, sans jamais s’être expliqué du reste sur les dangers de cette liaison, répondant à ceux qui insistaient à ce sujet : qu’il y avait certaines choses sur lesquelles il valait mieux se taire que trop parler. Mais il était notoire que mille bruits fâcheux circulaient dans la capitale sur une affaire criminelle de la nature la plus étrange où la baronne avait été impliquée, et qui avait amené sa séparation d’avec son mari, et sa relégation dans une résidence étrangère. On ajoutait même qu’elle ne devait qu’à la clémence du prince d’avoir échappé à des poursuites judiciaires.

Hypolite se sentit très péniblement affecté de la rencontre d’une personne pour qui son père avait eu tant d’aversion, et, bien qu’il ignorât encore les motifs de cette répugnance, cependant les devoirs de l’hospitalité , impérieux surtout à la campagne , le contraignirent à faire bon accueil à cette visite importune. Quoique la baronne ne fût certainement pas laide, jamais aucune personne n’avait produit sur le comte une impression aussi désagréable que celle qu’il ressentit à sa première vue. Elle fixa d’abord en entrant un regard étincelant sur lui, puis elle baissa les yeux et s’excusa de sa visite dans des termes presque humiliants pour elle-même. — Elle se confondit en lamentations sur l’inimitié que lui avait témoignée toute sa vie le père du comte, imbu contre elle des préventions le plus extraordinaires , accréditées par la haine de ses ennemis, et se plaignit de ce que, malgré la profonde misère qui l’avait accablée et forcée à rougir de son rang, il ne lui avait jamais fait parvenir le moindre secours. Elle ajouta qu’à la fin , et par une circonstance tout à fait imprévue, une petite somme d’argent qui lui était échue lui ayant permis de quitter la capitale pour se retirer en province dans une ville éloignée, elle n’avait pu résister au vif désir de visiter sur sa route le fils d’un homme qu’elle avait toujours honoré, nonobstant sa haine aussi injuste que déclarée.

C’était avec l’accent touchant de la franchise que la baronne s’exprimait ainsi, et le comte se sentit doublement ému quand, ayant détourné ses regards de l’aspect déplaisant de la vieille, il s’extasia à la vue de l’être gracieux, ravissant et enchanteur qui accompagnait la baronne. Celle-ci se tut, et le comte, absorbé dans sa contemplation, n’y prit pas garde et gardait le silence. Alors la baronne le pria de vouloir bien l’excuser si, dans le trouble de sa première visite, elle ne lui avait pas d’abord et avant tout présenté sa fille Aurélia.

Ce fut alors seulement que le comte recouvra la parole ; il protesta en rougissant jusqu’au blanc des yeux, et avec l’embarras d’un jeune homme épris d’amour, contre les scrupules de la baronne, qui lui permettrait sans doute de réparer les torts paternels qu’il ne fallait assurément attribuer qu’à un fâcheux mal-entendu, et il la pria, en attendant, de vouloir bien agréer l’offre d’un appartement dans son château. — Au milieu de ses assurances de bonne volonté, il saisit la main de la baronne ; soudain un frisson glacial intercepta sa parole, sa respiration, et pénétra jusqu’au fond de son âme. Il sentit sa main étreinte par une pression convulsive dans les doigts crispés de la vieille, dont la longue figure décharnée avec ses yeux caves et ternes lui parut, sous ses laids vêtements bigarrés, semblable à un cadavre habillé et paré.

« Oh ! mon Dieu ! quel déplorable accident ! et justement dans un moment pareil ! » Ainsi s’écria Aurélia en gémissant. D’une voix émue et pénétrante elle expliqua au comte que sa mère avait quelquefois et à l’improviste de ces crises nerveuses, mais que cela se passait ordinairement très vite et sans nécessiter l’emploi d’aucun remède. Le comte ne s’en débarrassa qu’avec peine de la main de la baronne, mais une douce et vive sensation de plaisir vint ranimer ses sens quand il prit celle d’Aurélia qu’il pressa tendrement contre ses lèvres.

Presque parvenu à la maturité de la vie, le comte éprouvait pour la première fois l’ardeur d’une passion violente, et il lui était d’autant plus impossible de dissimuler la nature de ses impressions. D’ailleurs, l’amabilité enfantine avec laquelle Aurélia reçut ses prévenances, l’enivrait déjà de l’espoir le plus flatteur. Au bout de quelques minutes la baronne avait repris connaissance, et, comme s’il ne se fût rien passé, elle assura au comte qu’elle était fort honorée de l’offre qu’il lui faisait de séjourner quelque temps au château, et que cela effaçait d’un seul coup tous les procédés injustes de son père à son égard. — L’intérieur du comte se trouva ainsi subitement modifié, et l’on eut lieu de penser qu’une faveur particulière du sort avait conduit près de lui la seule personne du monde faite pour assurer son bonheur et sa félicité, à titre d’épouse chérie et dévouée.

La conduite de la baronne ne se démentit pas. Elle parlait peu, se montrait fort sérieuse et même concentrée à l’excès ; mais elle manifestait dans l’occasion des sentiments doux et un cœur ouvert aux plaisirs purs et simples. Le comte s’était accoutumé à ce visage pâle et ridé , à l’apparence cadavéreuse de ce vieux corps semblable à un fantôme. Il attribuait tout à l’état maladif de la baronne , et à son penchant vers les idées mélancoliques et sombres : car ses domestiques lui avaient appris qu’elle faisait dans le parc des promenades nocturnes, dont le cimetière était le but.

Il eut honte de s’être laissé subjuguer trop aisément par les préventions de son père, et ce fut absolument en vain que son vieil oncle lui adressa de pressantes exhortations pour l’engager à surmonter la passion qui s’était emparée de lui, et à rompre des relations qui devaient inévitablement, tôt ou tard, l’entraîner à sa perte. Intimement persuadé de l’amour sincère d’Aurélia, il demanda sa main en mariage, et l’on peut imaginer avec quelle joie la baronne, qui se voyait par là tirée de l’indigence la plus profonde pour jouir d’une brillante fortune, consentit à cette proposition.

Bientôt disparut du visage d’Aurélia, avec sa pâleur habituelle, l’empreinte particulière du chagrin profond et invincible qu’elle semblait nourrir ; on vit tout le bonheur de l’amour éclater dans ses yeux et s’épanouir sur ses joues comme la fraîcheur de la rose.

Un accident affreux, qui arriva le matin même du jour fixé pour la noce, vint traverser tout à coup les vœux du comte. On avait trouve la baronne gisant inanimée la face contre terre, dans le parc, près du cimetière, d’où on l’avait transportée au château, au moment même où le comte , à peine levé et dans l’ardente ivresse de son bonheur, jetait un regard radieux par la fenêtre de sa chambre.

Il crut d’abord que la baronne n’avait qu’une attaque de son mal ordinaire ; mais tous les moyens employés pour la rappeler à la vie restèrent sans succès; elle était morte! — Surprise par ce coup imprévu, et secrètement désespérée , Aurélia s’abandonna moins à l’explosion d’une douleur violente qu’à une consternation muette et sans larmes. Le comte, inquiet des suites de cet événement , n’osa toutefois rappeler à sa bien-aimée qu’en tremblant , et avec précaution, que sa position d’orpheline, d’enfant délaissée, lui faisait un devoir d’abjurer certaines bienséances, pour n’en pas violer une plus rigoureuse, c’est-à-dire qu’il fallait, malgré la mort de sa mère, rapprocher, autant que possible, le moment de leur union. Mais alors Aurélia se jeta dans les bras du comte, et pendant qu’un torrent de larmes ruisselait de ses yeux, elle s’écria d’une voix émue : « Oui, oui, au nom de tous les saints ! au nom de ma félicité, oui ! »

Le comte attribua ce mouvement d’effusion , si vivement exprimé par Aurélia , à la pensée amère de l’abandon et de l’isolement où elle se trouvait ; car les convenances lui interdisaient de demeurer plus long-temps au château. Du reste, il eut soin qu’une matrone âgée et respectable lui servit de dame de compagnie pendant quelques semaines, à l’expiration desquelles le jour des noces fut arrêté de nouveau, et cette fois aucun obstacle fâcheux ne s’opposa à la cérémonie, qui couronna le bonheur d’Hypolite et d’Aurélia.

Néanmoins l’état singulier d’Aurélia n’avait point changé; elle paraissait incessamment tourmentée, non pas du regret de la perte de sa mère, mais d’une anxiété intérieure mortelle et indéfinissable. Un jour, au milieu d’un entretien amoureux des plus doux, elle s’était levée brusquement saisie d’une terreur soudaine, plus pâle qu’une ombre, et, serrant le comte dans ses bras, comme pour conjurer, en s’attachant à lui, le funeste anathème d’une puissance ennemie et invisible, s’était écriée en versant un torrent de larmes : « Non, jamais! jamais!… » — Cependant, depuis son mariage, cette irritation extrême s’était beaucoup affaiblie, et le calme paraissait rentré dans l’âme d’Aurélia.

Le comte avait dû nécessairement supposer qu’un secret fatal affectait aussi gravement l’esprit d’Aurélia ; mais il avait vu, et avec raison, de l’indélicatesse à la questionner sur ce sujet, tant qu’avait duré son état de souffrance et qu’elle-même gardait le silence. — Devenu l’époux d’Aurélia, il hasarda enfin, avec beaucoup de ménagements, certaines allusions touchant les motifs probables de cette singulière perturbation morale. Alors Aurélia dit hautement qu’elle regardait comme une faveur du ciel cette occasion d’ouvrir son cœur tout entier à un époux chéri. Et quelle fut la surprise du comte en apprenant qu’Aurélia ne devait cette sombre inquiétude, et l’altération de ses facultés, qu’à l’influence et aux menées coupables de sa mère ?

« Y a-t-il au monde, s’écria Aurélia, quelque chose de plus épouvantable que d’être réduit à haïr, à abhorrer sa propre mère ! » — Ainsi ni le père ni le vieux oncle d’Hypolite n’avaient nullement cédé à d’injustes préventions, et la baronne avait abusé le comte avec une hypocrisie méditée. Il était donc obligé de regarder comme un bienfait du sort que cette méchante femme fût morte le jour fixé pour son mariage, et il ne dissimula pas cette pensée. Mais Aurélia lui révéla que justement après cet événement , elle avait été frappée par un affreux pressentiment de l’idée accablante et sinistre que la défunte surgirait un jour de sa tombe pour l’arracher aux bras de son amant et l’entraîner dans l’abîme.

Voici ce qu’Aurélia raconta à son mari, d’après les souvenirs confus de son enfance. — Un jour, au moment même de son réveil, un grand tumulte s’éleva dans la maison, elle entendit ouvrir et refermer violemment les portes, et des voix étrangères crier avec confusion.. Le calme enfin commençait à se rétablir, quand sa bonne vint la prendre dans ses bras et la porta dans une grande chambre, où beaucoup de monde était rassemblé autour d’une longue table, sur laquelle elle vit couché un homme qui jouait habituellement avec elle, de qui elle recevait maintes friandises, et qu’elle appelait du nom de papa. Elle étendit ses petites mains vers lui et voulut l’embrasser ; mais elle trouva ses lèvres, naguère si douces, sèches et glacées, et Aurélia, sans savoir pourquoi, éclata en amers sanglots. Sa bonne la transporta dans une maison inconnue, où elle resta long-temps, jusqu’à l’arrivée d’une dame qui l’emmena en carrosse avec elle : c’était sa mère, qui, peu de temps après, se rendit dans la capitale, accompagnée d’Aurélia.

Aurélia avait environ seize ans, lorsqu’un jour un homme vint voir la baronne, qui l’accueillit avec joie et familièrement, comme un ancien ami. Ses visites devinrent de plus en plus fréquentes, et bientôt un changement des plus sensibles s’opéra dans le train de vie de la baronne. Au lieu de l’humble mansarde qui lui servait d’asile, au lieu de ses vêtements misérables et d’une nourriture malsaine, elle alla occuper un joli logement dans le plus beau quartier de la ville, elle acheta des habits magnifiques, eut une table supérieurement servie, qu’elle partageait avec l’étranger devenu son commensal de tous les jours, et prit part enfin à tous les plaisirs publics dont jouissait la capitale.

Toutefois cette amélioration de fortune de sa mère, ce bien-être, qu’elle devait visiblement à l’étranger, n’apportèrent à Aurélia aucun avantage: elle restait aussi chétivement vêtue qu’auparavant, et tristement reléguée dans sa chambre, quand la baronne courait avec son cavalier où le plaisir l’appelait.

L’étranger, quoiqu’il touchât presque à la quarantaine, avait conservé une certaine fraîcheur de jeunesse ; il était grand, bien pris dans sa taille, et sa figure pouvait passer pour une belle tête d’homme. Malgré tout cela, il déplaisait à Aurélia, à cause de ses manières toujours triviales, communes et basses, en dépit de ses efforts pour se donner l’air distingué.

Peu-à-peu, il vint à poursuivre Aurélia de regards qui inspiraient à celle-ci un effroi instinctif, et même une horreur dont elle ne pouvait se rendre compte. Jamais, jusqu’alors, la baronne n’avait daigné adresser à Aurélia un seul mot concernant l’étranger, quand elle lui fit spontanément connaître son nom, en ajoutant que le baron était un de ses parents éloignés et puissamment riche. Elle vanta, à plusieurs reprises, sa figure et ses avantages devant Aurélia, et finissait toujours par lui demander ce qu’elle en pensait et s’il lui plaisait. Aurélia ne cachait nullement l’aversion profonde qu’elle éprouvait pour l’étranger : sa mère alors lui lançait un regard fait pour lui causer une impression de terreur, et, d’un air de mépris, l’appelait une petite sotte !

Mais la baronne ne tarda pas à se montrer plus aimable qu’elle n’avait jamais été ; elle donna à Aurélia de jolies robes, de riches parures, et la fit participer à tous ses divertissements. L’étranger de son côté s’appliquait de plus en plus à captiver ses bonnes grâces, et ne parvint pourtant qu’à se rendre plus désagréable à ses yeux. Mais Aurélia devait subir une épreuve bien plus révoltante pour sa pudeur et ses sentiments délicats. Un hasard funeste l’obligea d’être le secret témoin des rapports criminels de sa mère avec l’odieux étranger, et quelques jours après, celui-ci, dans un accès de délire à moitié causé par l’ivresse, osa la serrer elle-même dans ses bras d’une manière qui ne pouvait laisser aucun doute sur ses intentions abominables. Le désespoir lui donna dans cette circonstance une force surhumaine ; elle repoussa l’agresseur si violemment qu’il tomba à la renverse, et elle se sauva dans sa chambre où elle s’enferma.

Alors la baronne lui déclara tout froidement et très positivement que, l’étranger pourvoyant à leur entretien, elle n’avait nullement envie de retomber dans sa première misère ; que toute minauderie et tout scrupule étaient aussi inutiles que déplacés, et qu’enfin Aurélia devait s’abandonner absolument à la volonté de cet homme, qui menaçait autrement de les délaisser. Et, loin d’être touchée des larmes amères de sa fille, au lieu d’avoir égard à ses supplications lamentables, la mère dénaturée se mit à lui dépeindre, en riant effrontément tout haut, les enivrants plaisirs auxquels elle allait être initiée, et avec une telle licence d’expressions, avec une dérision si affreuse de tout sentiment honnête, qu’Aurélia fut saisie malgré elle d’une indicible frayeur.

Se voyant perdue et sans autre chance de salut qu’une fuite immédiate, elle était parvenue à se procurer la clé de la porte extérieure de la maison. Elle fit le soir un paquet d’un petit nombre d’effets les plus indispensables, et, minuit déjà sonné, croyant sa mère parfaitement endormie, elle traversait sans bruit le vestibule faiblement éclairé, et était sur le point de sortir, quand la porte s’ouvrit avec fracas, et elle entendit monter l’escalier d’un pas lourd et bruyant. La baronne, vêtue d’un jupon sale et déchiré, s’élança dans l’antichambre et se précipita aux genoux d’Aurélia.

Sa poitrine et ses bras étaient nus, ses cheveux gris flottaient en désordre autour de sa tête ; sur ses pas entra l’étranger armé d’un énorme bâton, et qui, la saisissant avec rage par les cheveux, se mit à la traîner sur le parquet et à la maltraiter cruellement, en s’écriant d’une voix perçante : « Attends ! attends, infâme sorcière ! monstre infernal ! je vais te servir un digne repas de noces. » La baronne terrifiée jeta un cri déchirant, et Aurélia, à peine maîtresse de ses sens, s’élança vers une croisée ouverte en criant au secours !

Justement une patrouille armée passait dans la rue, et elle força aussitôt l’entrée de la maison. « Saisissez-le, cria la baronne aux soldats dans des convulsions de rage et de douleur, tenez-le ferme ! Regardez à son dos : c’est… » La baronne n’eut pas plutôt prononcé le nom, que le sergent de police, qui commandait la patrouille, dit avec un transport de joie : « Hoho ! nous te tenons donc à la fin ? Urian ! » En même temps les autres maintenaient vigoureusement l’étranger, et, en dépit de sa résistance énergique, ils l’emmenèrent avec eux.

Malgré tout ce qui venait de se passer, la baronne avait parfaitement deviné le projet d’Aurélia. Cependant elle se borna à la prendre par le bras d’une manière assez rude, et à la faire rentrer dans sa chambre, où elle l’enferma sans lui adresser la moindre parole. Le lendemain, la baronne sortit de grand matin et ne rentra que fort tard dans la soirée, de sorte qu’Aurélia, emprisonnée dans sa chambre sans que personne pût la voir ou l’entendre, fut obligée de passer toute la journée privée de nourriture.

Durant plusieurs jours ce fut à peu près le même manège de la part de la baronne. Souvent elle regardait sa fille d’un œil étincelant de colère, puis elle paraissait en proie à une lutte intérieure et dans l’indécision de ce qu’elle devait faire. Enfin, un soir, elle reçut une lettre qui parut lui causer une certaine joie. Après l’avoir lue, elle dit à Aurélia : « Impertinente créature ! c’est toi qui es cause de tout cela : mais enfin à présent le mal est réparé, et je souhaite même que tu échappes à la malédiction terrible prononcée, pour la punition, par le génie du mal. » Aurélia, séparée de l’homme affreux qu’elle redoutait, ne songeait plus à s’enfuir, et sa mère lui rendit quelque liberté.

Quelque temps s’était écoulé, lorsqu’un jour, Aurélia, se trouvant seule et assise dans sa chambre, entendit un grand tumulte s’élever dans la rue. La femme de chambre accourut et lui apprit qu’on allait voir passer le fils du bourreau de ***, qui avait été marqué pour crime de vol et d’assassinat, et qui s’était sauvé de la maison de correction où il était détenu. Aurélia se leva en chancelant, frappée d’un étrange pressentiment, et s’approcha de la fenêtre :elle ne s’était pas trompée, elle reconnut l’étranger qu’on ramenait à la prison étroitement garrotté dans une charrette et sous bonne escorte. Mais elle tomba en arriére sur un fauteuil, et presque inanimée, quand cet homme odieux jeta en passant, sur elle, un regard des plus farouches, et de son poing fermé parut lui adresser un geste menaçant.

La baronne continuait à faire des absences assez longues, et laissait toujours seule à la maison Aurélia, qui menait ainsi une vie triste et pénible, en proie à mille inquiétudes et dans l’appréhension de quelque événement funeste, impossible à prévenir.

La femme de chambre, qui d’ailleurs n’était entrée dans la maison que depuis la nuit fatale, et qui ne parlait sans doute que sur ouï-dire, avait confirmé à Aurélia l’intimité des relations de sa mère avec l’étranger, ajoutant que, dans toute la ville, on plaignait vivement la baronne d’avoir été abusée d’une manière aussi indigne et par un scélérat si infâme. Aurélia ne savait que trop bien que les choses s’étaient passées tout différemment. Elle ne pouvait admettre d’ailleurs que les gardes de police au moins, qui avaient opéré l’arrestation, ne sussent pas à quoi s’en tenir sur les rapports qu’avait eus le fils du bourreau avec la baronne, quand celle-ci l’avait désigné par son véritable nom, et leur avait révélé la secrète marque d’infamie qui devait constater son identité.

Il n’était donc pas extraordinaire que la femme de chambre fit allusion quelquefois, d’une manière détournée, aux propos équivoques qui circulaient à ce sujet. On prétendait même que la cour de justice criminelle s’était livrée à une enquête sévère, et que la baronne s’était vue menacée de l’emprisonnement, par suite des étranges révélations de ce misérable fils du bourreau. — Et la pauvre Aurélia n’avait-elle pas une nouvelle preuve des sentiments corrompus de sa mère, qui persistait à séjourner dans la capitale après cet horrible éclat.

À la fin pourtant, la baronne, forcée de se soustraire aux soupçons les plus graves et les plus honteux, se décida à fuir dans un pays éloigne. C’est dans ce voyage qu’elle arriva au château du comte, et nous avons raconté plus haut ce qui s’y passa. Aurélia devait se trouver au comble du bonheur d’être enfin délivrée de tant de craintes et de soucis ; mais quelle fut, hélas! son extrême épouvante, quand, ayant avec épanchement parlé à sa mère de son amour, de son espoir dans son avenir doux et prospère, elle entendit celle-ci s’écrier d’une voix courroucée, et les yeux enflammés de rage : « Tu es née pour mon malheur, créature abjecte et maudite ! mais vas ! au sein même de ta félicité chimérique, la vengeance des enfers saura t’atteindre, si une mort imprévue me ravit à la terre ! Dans ces crises horribles, qui me sont restées comme le fruit de ta naissance, Satan lui-même… »Ici Aurélia s’arrêta, et, se jetant au cou d’Hypolite, elle le conjura de vouloir bien la dispenser de répéter tout ce qu’avait inspiré à la baronne une frénésie enragée ; car elle avait l’âme brisée au souvenir de l’horrible malédiction proférée par sa mère dans l’égarement de son sauvage délire, et dont l’atrocité surpassait toutes les prévisions imaginables. — Le comte s’efforça, autant qu’il put, de consoler son épouse, quoiqu’il se sentit pénétré lui-même d’un mortel frisson de terreur. Redevenu plus calme, il fut obligé de s’avouer encore que, bien que la baronne fût morte, la profonde abjection de sa vie jetait sur sa propre destinée un sombre et lugubre reflet. Déjà la réalité de cette influence sinistre lui semblait évidente et palpable.

Peu de temps après, un grave changement se manifesta dans l’état d’Aurélia. Ses yeux éteints, sa pâleur livide semblaient des symptômes d’une maladie particulière, tandis que l’agitation et le trouble mêlé de stupeur de son esprit laissaient pressentir qu’un nouveau secret était la cause de son anxiété et de ses souffrances. Elle fuyait même la présence de son mari, tantôt s’enfermant dans sa chambre des heures entières, tantôt cherchant la solitude dans les endroits du parc les plus écartés. À son retour, la rougeur de ses yeux témoignait des pleurs répandus, et, dans l’altération de tous ses traits, on devinait qu’elle avait eu à lutter contre d’affreuse angoisses.

Le comte chercha vainement à découvrir le véritable motif de ce funeste dérangement. À la fin il tomba dans un morne découragement, et les conjectures d’un médecin célèbre qu’il avait mandé, ne parvinrent pas à le consoler. Celui-ci attribuait au changement de position de la comtesse, c’est-à-dire à son mariage, cette surexcitation de sensibilité et les visions menaçantes dont elle était poursuivie,affirmant qu’on pouvait en augurer que bientôt un doux fruit naîtrait de l’union fortunée des deux époux.

Un jour même, étant à table avec le comte et la comtesse, le docteur hasarda plusieurs allusions a l’état de grossesse supposé d’Aurélia. Celle-ci ne paraissait nullement s’occuper des discours du médecin; mais elle manifesta tout d’un coup l’attention la plus vive, lorsqu’il se mit à parler des envies extraordinaires que les femmes éprouvent souvent dans cet état, et auxquelles il est impossible qu’elles résistent sans préjudice pour leur enfant, et même quand elles savent que leur santé en sera compromise. La comtesse accabla le docteur de ses questions, et celui-ci ne se lassa pas de raconter alors, et d’après l’expérience d’une longue pratique, les faits de ce genre les plus singuliers et les plus comiques.

« Cependant, disait-il, on a des exemples d’envies bien autrement inconcevables , et qui ont fait commettre à certaines femmes les actions les plus atroces. C’est ainsi que la femme d’un forgeron fut attaquée d’un désir si violent de manger de la chair de son mari, qu’elle en perdit le repos, jusqu’à ce qu’un jour à la fin, celui-ci étant rentré ivre à la maison, elle se jeta sur lui à l’improviste, armé d’un grand couteau, et le déchira avec ses dents si cruellement, qu’il survécut à peine quelques heures. » — Le docteur parlait encore quand on vit la comtesse tomber évanouie dans son fauteuil, et avec des convulsions telles qu’on pouvait craindre pour sa vie. Le médecin dut reconnaître combien il avait agi imprudemment en racontant cette histoire épouvantable devant une femme dont les nerfs étaient aussi délicats.

Toutefois cette crise paraissait avoir produit un effet salutaire sur la santé d’Aurélia, et elle avait recouvré en partie sa tranquillité. Mais bientôt, hélas ! les bizarreries multipliées de sa conduite, son excessive pâleur toujours croissante, et le feu sombre de ses regards vinrent rejeter dans l’esprit du comte les soupçons les plus alarmants. La circonstance la plus inexplicable de l’état de la comtesse était l’abstinence complète qu’on lui voyait garder; bien plus, elle montrait pour toute espèce de nourriture, et pour la viande surtout, une répugnance invincible, au point qu’elle était souvent réduite à se lever de table avec les signes les plus énergiques de dégoût et d’horreur. — Les soins du médecin furent sans aucun résultat; car les supplications les plus tendres et les plus pressantes d’Hypolite avaient été vaines pour décider la comtesse à prendre une seule goutte des remèdes ordonnés.

Cependant plusieurs semaines, des mois s’étaient écoulés depuis que la comtesse s’obstinait à ne point manger, et il restait incompréhensible qu’elle pût continuer à vivre ainsi. Le docteur pensa qu’il y avait là-dessous quelque chose de mystérieux et de surnaturel, et il prit un prétexte pour quitter le château. Mais le comte n’eut pas de peine à comprendre que ce départ subit n’avait point d’autre motif que l’état presque phénoménal de sa femme qui déroutait toute l’habileté de la science, et que le docteur s’éloignait pour ne pas rester davantage spectateur inutile d’une maladie énigmatique et indéfinissable, qu’il n’avait même pas la faculté de combattre.

On peut imaginer de quels embarras et de quels soucis le comte devait être accablé. Mais tout cela n’était pas encore assez. Un matin, un vieux et fidèle serviteur d’Hypolite saisit un moment favorable pour l’entretenir en particulier, et il lui apprit que la comtesse, chaque nuit, sortait du château pour n’y rentrer qu’à la pointe du jour. Le comte resta confondu à cette nouvelle. Il se souvint aussitôt que, depuis un certain temps, en effet, à l’heure de minuit, il était surpris par un sommeil accablant, ce qu’il attribua alors à quelque narcotique que lui faisait prendre Aurélia pour pouvoir quitter, sans être aperçue, la chambre à coucher qu’elle partageait avec le comte, contrairement à l’usage reçu parmi les personnes d’un certain rang.

Les plus noirs pressentiments vinrent assiéger Hypolite. Il pensa au caractère diabolique de la mère d’Aurélia qui commençait peut-être à se révéler maintenant dans la fille; il pensa à de coupables intrigues, à un commerce adultère, enfin au maudit fils du bourreau. Bref, la nuit prochain devait lui dévoiler le fatal mystère qui pouvait seul occasioner l’étrange dérangement de la comtesse.

Celle-ci avait l’habitude de préparer elle-même, tous les soirs, le thé pour son mari, et se retirait ensuite. Ce jour-là le comte s’abstint d’en boire pendant la lecture qu’il avait coutume de faire dans son lit, et, quand minuit vint, il n’éprouva point, comme à l’ordinaire, l’espèce de léthargie qui le surprenait à cette heure; cependant il feignit de s’assoupir, et parut bientôt après comme profondément endormi. Alors la comtesse se glissa doucement hors de son lit, elle s’approcha de celui du comte, et, après avoir passé une lumière devant son visage, elle sortit de la chambre avec précaution.

Le cœur d’Hypolite battait violemment ; il se leva, jeta un manteau sur ses épaules, et s’élança sur la trace de sa femme, qui déjà l’avait devancé de beaucoup. Mais la lune brillait dans son plein, et il put aisément distinguer de loin Aurélia, enveloppée d’un négligé de nuit blanc. Elle traversa le parc, se dirigeant vers le cimetière, et près du mur qui lui servait d’enceinte elle disparut. Le comte arrive au même endroit, et devant lui, à quelques pas de distance, il voit aux rayons de la lune un cercle effroyable de fantômes ou de vieilles femmes à demi-nues, échevelées et accroupies par terre, autour du cadavre d’un homme dont elles se disputent les lambeaux de chair qu’elles dévorent avec une avidité de vautours. — Aurélia est au milieu d’elles!...

Le comte s’enfuit en courant au hasard, saisi d’une horreur inouïe, stupéfait, glacé par un frisson mortel, et se croyant poursuivi par les furies de l’enfer. À la pointe du jour, et baigné de sueur, il se retrouva à l’entrée du château. Involontairement, et maître à peine de ses idées, il monte rapidement l’escalier et se précipite, en traversant les appartements, vers la chambre à coucher. Il y trouva la comtesse, paraissant plongée dans un sommeil doux et paisible. Alors il essaya de se persuader à lui-même qu’il avait été le jouet d’un rêve abominable, et quand il reconnut, à son manteau mouillé par la rosée du matin, la réalité de son excursion nocturne, il voulut encore supposer qu’une illusion de ses sens, une vision fantastique l’avait abusé et lui avait causé cet effroi mortel. Il quitta la chambre sans attendre le réveil de la comtesse, s’habilla et monta à cheval. Cette promenade équestre par une belle matinée, à travers des bosquets odoriférants animés du chant joyeux des oiseaux, rafraîchirent ses sens et dissipèrent l’impression funeste des images de la nuit.

Reposé et consolé, il rentra au château à l’heure du déjeuner. Mais lorsqu’il fut à table avec la comtesse, et qu’on eut servi de la viande devant eux, Aurélia s’étant levée pour sortir avec tous les signes d’une aversion insurmontable, le comte vit alors se représenter à son esprit, avec toutes les couleurs de la vérité, le spectacle affreux de la nuit. Dans le transport de sa fureur, il se leva et cria d’une voix terrible : « Maudite engeance d’enfer ! je comprends ton aversion pour la nourriture des hommes : c’est du sein des tombeaux, femme exécrable, que tu tires les repas qui font tes délices ! » Mais à peine le comte eut-il prononcé énergiquement ces paroles, qu’Aurélia, poussant un hurlement effroyable, se précipita sur lui, et, avec la rage d’une hyène, le mordit dans la poitrine. Le comte terrassa la furieuse, qui expira sur-le-champ au milieu d’horribles convulsions… Et lui tomba dans le délire.

 

 

27 mars 2011

50 surprises à la poursuite du vampire de Jean-luc Bizien

50 surprises à la poursuite du vampire de Jean-luc Bizien

 

Tu es Victor, le jeune héros de la collection 50 surprises. Cette année, à la fête foraine, tu croies voir apparaître un vampire à l'entrée du train fantôme... Des phénomènes étranges et effrayants se produisent et perturbent les attractions...

Dans ce livre dont tu es le héros, seules tes compétences et tes décisions te permettront de mener à bien l'aventure !

 

 

27 mars 2011

La malédiction du sang de Gherbod Fleeming

La malédiction du sang de Gherbod Fleeming

"Vampire : La Mascarade, La malédiction du sang T1, L'avocat du diable"

Une folie sauvage s'empare des vampires dans le monde entier. Une faim insatiable les ronge, et peu importe combien de mortels vidés à blanc, desséchés jonchent les rues… Owain ap Ieuan ne se souvient pas d'avoir vu quoi que ce soit de semblable à cette maladie mortelle qui balaie le monde depuis la grande Mort Noire - mais cette fois, ce sont les vampires qui sont les victimes. Les anarchs soupçonnent un complot de leurs aînés. Les Anciens mettent en cause le Sabbat, qui guette dans les ténèbres les plus noires. Le Sabbat redoute le retour des Antédiluviens - et eux, personne n'est prêt à les affronter. Le chaos offre ses chances à qui sait les saisir, mais Owain est depuis longtemps le serviteur de nombreux maîtres. Alors que la Mascarade s'effondre autour de lui, qui Owain va-t-il décider de servir ? La Camarilla ? Le Sabbat ? Les Antédiluviens ?
Ou lui-même ?
Voici le premier livre de la Trilogie de la Malédiction du Sang, dont vous retrouverez des personnages et des éléments dans la Trilogie du Pacte du Graal.





"Vampire : La Mascarade, La malédiction du sang T2, L'ivraie"

La Malédiction du Sang - faim, folie, Mort finale.
Alors que les vampires périssent par milliers dans les tourments, les survivants se livrent à des intrigues cruelles pour gagner le moindre avantage. Owain Evans, ancien des Ventrues et espion sabbat, est entraîné plus avant dans un maelström mortel tandis que des personnages de sa vie passée refont leur apparition pour lui demander compte de promesses oubliées depuis des siècles.
Et cela pourrait bien être le moindre de ses soucis…
Owain est hanté nuit et jour par d'inquiétantes visions. A-t-il été touché par la malédiction ?
Découvrira-t-il ce qui est à l'origine de la malédiction du sang ?
Ce second volume de la Trilogie de la Malédiction du Sang conte la suite de L'Avocat du Diable.




"Vampire : La Mascarade, La malédiction du sang T3, Sombre prophétie"

Lorsque le chasseur devient la proie…
Le prince fou de la Camarilla d'Atlanta ne reculera devant rien pour éliminer Owain Evans. Carlos, un évêque du Sabbat, est également assoiffé de vengeance. Les Giovanni pourraient bien venir à l'aide d'Owain - à moins qu'ils ne puissent tirer un quelconque avantage en le trahissant.
En qui Owain peut-il avoir confiance dans le monde diabolique des Caïnites, ces vampires à qui la nuit appartient sans que les mortels ne le sachent ? La réponse est simple - il ne peut faire confiance à personne. Pas même à lui-même.

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27 mars 2011

Vampire Art Now de Jasmine Becket-Griffith

Vampire Art Now de Jasmine Becket-Griffith

 

Editeur : Ilex (2 mai 2011)

Le dernier dans livre l'Art Ilexs Maintenant la série aiguisera l'appétit des nombreux fans de romans de vampire, des émissions de télévision, des films et des bandes dessinées(des comics). Repas avec les dernières hématophages plaisirs visuels, y compris les estampes, peintures, art numérique et de la sculpture, Vampire Art représente maintenant la crème de la crème de l'art contemporain morts-vivants. Chacune des images a des notes sur les inspirations et les techniques des artistes, ce qui porte le processus créatif à la vie.

 

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27 mars 2011

Bit-lit ! l'amour des vampires de Sophie Dabat

Bit-lit ! l'amour des vampires de Sophie Dabat

 

  • Vampires, loups-garous, fantômes et sorcières ont toujours été présents parmi nous. Effrayants, envoûtants, fascinants, ils tremblent désormais devant les arbalètes et les pieux d'humaines vulnérables qui les pourchassent sans pitié… Sans pitié ? Pas si sûr, car bien souvent, l'amour se noue entre créatures surnaturelles et fragiles mortels. En quelques années à peine, la bit-lit a dépoussiéré l'image des vampires et rendu au féminisme les honneurs qui lui sont dus. Les femmes occupent aujourd'hui le devant de la scène tandis que les monstres frissonnent de peur et de désir pour elles...

 

  • Plongez avec nous dans cette étude d'un genre qui a su réunir lecteurs et spectateurs de tous âges pour les faire frémir à l'unisson.

 

Editeur : Moutons électriques (27 novembre 2010)

 

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28 mars 2011

A la recherche des vampires de François Ribadeau Dumas

A la recherche des vampires de François Ribadeau Dumas

 

UNE PHILOSOPHIE DU VAMPIRISME

Depuis une vingtaine d'années, une série d'ouvrages, de romans, de films à succès attirent l'attention sur les vampies. Mythe, imagination et goût du fantastique dans le domaine de la peur, religion satanique ? Fiction ou réalité ? Le vampirisme relève, semble-t-il, d'une psychopathie presque obsessionnelle qui rappelle un peu l'antique nécromancie. Mais le plus étrange est de constater l'unicité de la notion de vampirisme, tant par sa tradition légendaire que par ses traits essentiels, aussi bien dans l'histoire que dans la fiction, au point qu'il est permis de parler d'une véritable philosophie du vampirisme. C'est à la recherche de celle-ci, à travers toutes ses manifestations, que nous conduit l'auteur de ce livre captivant.
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27 mars 2011

A croc de Céline Marseaut-Hernould

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le thème de ce recueil est le "vampire"

Un matin comme les autres
Dur, dur, au réveil de se sentir aussi barbouillé. Pire encore quand sa femme toujours enfouie sous les draps ne daigne répondre.


La virée
Deux frères en voiture semblent fuir quelque chose qui pourrait les poursuivre. Mais la voiture s'embourbe et ils se réfugient dans une cabane de bucheron où un viel homme les reccueille.


Le chasseur
Méfiez-vous des supermarchés. C'est peut-être l'endroit idéal pour un chasseur avide de sang.


Sur la plage
Une plage, un couple, la mer... Mais attention au coup de soleil !


La nuit
Quand le loup-garou prend asile en vous.


Celle d’en dessous
Vos voisins ne sont peut-être pas ce qu'il semble être.

 

 

 

parution en 2006

2 janvier 2012

Comment définir le vampire ?

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on à écrit beaucoup de chose, beaucoup de définition du vampire ...
dans ce topic nous allons donc rassembler les différentes informations et tenter de définir le vampire...


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Le vampire est une créature chimérique non-morte et non-vivante qui, suivant divers folklores et superstitions populaires, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants afin d'en tirer la force vitale. La légende des vampires puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et l'on retrouve des êtres légendaires dotés de caractéristiques des vampires dans toutes sortes de cultures à travers le monde.

Le vampire est un être énigmatique qui depuis la nuit des temps véhicule une image de mystère et de charme particulier lié a son immortalité et au nombreux pouvoirs dont il est doté .

On le reconnais à son teint livide , à ses canines proéminentes ,ses ongles sont également très longs ;
une des caractéristiques est que son reflet n' apparaît pas dans les miroirs .

Ses pouvoirs sont puissants : Il se sert de la télépathie pour connaître nos pensées .

Son regard hypnotique lui permet d attirer ses victimes .

Son pouvoir d invisibilité lui sert à se camoufler dans un recoin sombre .

Ses cinq sens sont beaucoup plus développes que nous .

Il peut également se transformer en animal ou en brume .

Le sang représente la matérialisation de l énergie vitale .

C'est un revenant qui a besoin de se nourir de sang pour éviter de se décomposer . Il craint particulièrement la lumière du jour , donc , la nuit est le seul moment ou il peut sortir pour se nourrir .

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« Le vampire est un être démoniaque surnaturel, issu de l’âme d’un mort impur. Au nombre des défunts impurs, il faut mettre les suicidés et les décédés d’une mort non naturelle (les frappés de la foudre ; les femmes mortes en accouchant ; les enfants mort-nés ou décédés sans baptême ; les péris de froid, les assassinés, et autres). […] Les représentations du vampire dans l’imagination populaire sont nombreuses. Il est un esprit invisible — une ombre ; une grande outre remplie de sang qui roule sur les chemins ; un humain sans os et sans nez, aux yeux rouges et aux dents métalliques. Le plus souvent il a l’extérieur d’un animal — il apparaît pendant la nuit jusqu’au premier chant du coq sous la forme d’un loup ou d’un chien, d’un lynx, […] d’une chèvre, […] d’un cheval blanc, d’un papillon noir »

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Mort qui est censé sortir de son tombeau,pour venir sucer le sang des vivants.Cette croyance est particuliérement répandue en Russie, en Pologne, en Europe Centrale, en Gréce, en Arabie.Chez les Slaves un coin en bois d'Aulne transperce les cadavres des morts, dont les ames reviennent en vampires. La tradition veut que ceux qui ont été victimes des vampires deviennent victimes à leur tours,ils sont à la fois vidés de leur sang et contaminés.


Source: Dictionnaire des Symboles.Mythes, Reves,Coutumes, Gestes, Formes, Figures,Couleurs, Nombres;
Jean Chevalier et Alain Gheerbrant.

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Le terme vampir désigne dans l'aire culturelle slave un être mythologique caractérisé par deux fonctions : boire le sang humain et manger les corps. Le roumain ancien ignore ce terme, mais connaît le strigoi et le moroi, qui sont des revenants malfaisants.

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Mort-vivant se nourrissant du sang de ses victimes, ces dernières étant par la suite contaminées et changées en vampire si la saignée ne leur avait pas été fatale

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montague summers dont les descriptions date de 1920 décrit le vampire comme un être affreux a voir. Son corps est toujours glacial. Sa peau garde une paleur mortelle, phosphorescente, et ses canines acérées et saillantes luisent entre ses lèvres vermeilles.
Ses ongles recourbés telles les serres d'un rapace sont souillés et dégouttent de sang.
Son haleine affreusement fétide répand une odeur de pestilence et de chair corrompue...

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définition tirée du Dictionnaire de Trévoux (1771, tome VIII, p.258)

Vampire, Wampire, Oupire et Upire, n.m. et f.

Les Vampires sont une sorte de revenants qu'on dit infester la Hongrie, la Moravie, la Bohème, etc.
Ce sont dit-on des gens qui sont morts depuis plusieurs années, ou du moins depuis plusieurs mois, qui reparaissent, se font voir, marchent, parlent, sucent le sang des vivants, en sorte que ceux-ci s'exténuent à vue d'oeil, au lieu que les cadavres, comme des sangsues, se remplissent de sang en telle abondance, qu'on le voit sortir par les conduits et même par les pores.
Pour se délivrer des Vampires, on les exhume, on les empale, on les brûle.
Quelquefois un Vampire met en rumeur tout un pays.
Il s'attache aux vivants sans se faire voir, il leur suce le sang, il les mine peu à peu: ces pauvres gens dépérissent à vue do'eil, ils deviennent étiques, ils meurent de faim.

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Selon Tolkien, le vampire est un croisement entre oiseau et autre bêtes, au premier âge de la terre du milieu, les vampires servent de messager entre Melkor et Sauron, son vassal.

Ensuite, le vampire devient l'incarnation même du mal, puisque lors de sa première chute, Sauron prend la forme d'un vampire pour s'enfuir. Toujours selon Tolkien, le vampire se transforme en chauve souris grâce à une cape et chassent tout être vivant pour s'abreuver de son sang.

13 janvier 2012

Dame Blanche du Château de Puymartin

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Il était une fois au fin fond du Périgord le Château de Puymartin. Semblable par son architecture à celui de la Belle au Bois Dormant, son histoire relève plus de l'étrange que du conte de fée. Car, depuis le 16e siècle, la rumeur court : le château abriterait le fantôme de la Dame Blanche. Parez-vous de vos plus beaux déguisements et pénétrez dans l'antre de celle qui est au coeur de nombreux mythes.


Construit vers 1270, Le château Puymartin était autrefois entouré en contrebas du village du même nom. Il servit de frontière entre la France et l'Angleterre lorsque débuta la Guerre de 100 ans.

Ensuite pillé, privé de ses créneaux, remparts, tours et toitures, il fut repris en 1450 par Radulphe de Saint-Clar, reconstruit et agrandi. Il faudra ensuite attendre la fin des guerres au 17e siècle, pour que la demeure retrouve paix et sérénité.

Outre l'élégance de l'architecture générale, vous pourrez y admirer un magnifique escalier à vis, une chambre d'honneur ornée de tapisseries de la manufacture d'Aubusson, des poutres "à la française" ainsi qu'un mobilier transmis au fil des siècles. Depuis 1450, l'édifice est la propriété de la même famille.

Une exceptionnelle " chambre mythologique ", classée par les Monuments Historiques, présente également des " Grisailles " (peintures en noir et blanc sur blanc d'œuf) dont les scènes sont tirées de la mythologie Grecque. Toutes ces œuvres, dans un état de conservation quasi-parfait, ont été réalisées entre 1650 et 1671.



Mais le souvenir le plus fort de ce château vient sans nul doute de la petite pièce située dans la Tour Nord. Au 16e siècle une terrible tragédie s'y est déroulée : Thérèse de Saint-Clar, surprise par son époux de retour de guerre dans les bras de son amant, fut emprisonnée durant 15 ans.

A sa mort, elle fut emmurée dans cette pièce même. Depuis, nombreux sont ceux qui disent avoir vu une Dame Blanche parcourir les chemins de ronde de Puymartin pour finalement entrer dans cette chambre de souffrance.

13 janvier 2012

les crops circles / Agroglyphe

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Le terme agroglyphe est un néologisme synonyme de crop circle parfois traduit de l'anglais par cercle de culture ou cercle de récolte. Un agroglyphe est une zone, dans un champ de blé ou d'autres céréales similaires, où certains épis ont été recourbés ou couchés pour former diverses formes géométriques, certaines en trois dimensions et d'autres en deux. Ces formes vont du simple cercle de quelques mètres de diamètre à la composition de plusieurs centaines de mètres impliquant de nombreuses sections.
L'explication de la formation de ces figures est très controversée. L'explication la plus simple, celle défendue par le scepticisme scientifique, est une action humaine délibérée : les agroglyphes sont une production artistique humaine, similaire du point de vue de la démarche aux graffitis que l'on trouve sur les murs de nos cités. Dans ce contexte, la méthode de réalisation utilise un ou des plans sur papier et des moyens de report sur le terrain comme des cordes, pieux, décamètres ainsi que des planches ou rouleaux pour abaisser les tiges. Un très grand nombre d'agroglyphes ont été produits selon ces procédés, prouvant leur faisabilité. D'autres explications persistent à être avancées. Par exemple l'origine serait due aux ovnis ou à des « manifestions d'énergie »

13 janvier 2012

aggrippa

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Dans la mythologie bretonne, l'Agrippa est un livre contenant la liste des morts à venir dans la paroisse. Ce livre apparaissait sur la table de nuit d'un recteur nouvellement ordonné, ou était suspendu à la poutre du grenier par une corde que nul ne pouvait trancher

L'Agrippa est un livre énorme. Placé debout, il a la hauteur d'un homme. Les feuilles en sont rouges, les caractères en sont noirs. Pour qu'il ait son efficacité, il faut qu'il ait été signé par le diable.


Tant qu'on n'a pas à le consulter, on doit le maintenir fermé à l'aide d'un gros cadenas. C'est un livre dangereux. Aussi ne faut-il pas le laisser à portée de la main. On le suspend, au moyen d'une chaîne, à la plus forte poutre d'une pièce réservée. Il est nécessaire que cette poutre ne soit pas droite, mais tordue. Le nom de ce livre varie avec les pays.
En Tréguier, il s'appelle l'Agrippa; dans la région de Châteaulin, l'Egremont, dont il y a une variante Egromus ; aux alentours de Quimper, Ar Vif; dans les parages du haut Léon, An Negromans ; à Plouescat, le livre de l'igromancerie
L'homme qui possède un agrippa ne peut plus s'en défaire dans le secours du prêtre, et seulement à l'article de la mort.

13 janvier 2012

Cheval blanc d'Uffington

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Le Cheval blanc d'Uffington est la représentation d'une silhouette chevaline de très grande taille creusée dans une colline de craie près d'Uffington Castle dans le comté d'Oxfordshire en Angleterre.

Situé près du Ridgeway, un chemin qui parcourt la vallée de craie, près d'Uffington Castle et Dragon Hill, le Cheval blanc d'Uffington est probablement la plus ancienne figure de craie (géoglyphe) connue en Angleterre. La silhouette du cheval est linéaire et tracée dans la craie sous-jacente à la couche d'humus. La figure mesure 123 m et n'est visible que du ciel.

Pendant longtemps, on a cru que le Cheval blanc avait été créé par le roi Alfred en 871 pour commémorer sa victoire sur les Danois. D'autres pensaient au chef anglo-saxon Hengist qui vécut au Ve siècle. D'autres groupes encore pensaient que la silhouette représente le dragon combattu par saint Georges (saint patron d'Angleterre) sur Dragon Hill, une colline proche.

Une datation plus récente démontre néanmoins que l'origine de la figure remonte plus loin dans le temps, aux environs de l’an 1000 av. J.-C. La silhouette représente probablement une divinité locale ou est une figure tracée pour honorer les dieux (ce qui expliquerait qu'elle ne soit bien visible que du ciel).

Le Cheval blanc a toujours été régulièrement entretenu. La tradition rapporte que le propriétaire du terrain local procède tous les sept ans à son entretien. La population locale participe à l'organisation et au financement de cet entretien. Actuellement l'évènement a pris un caractère plus folklorique avec une fête et un marché au fromage, bénéfique pour le tourisme local.

29 décembre 2011

Dracula de Fred Saberhagen d'après le scénario de James Van Hart

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Depuis le départ de son jeune époux pour la guerre - son pays est menacé d'invasion par les Ottomans-, le sommeil de la princesse Elizabeth est troublé par des rêves d'horreur et de sang. L'attente se prolonge. Convaincue que le prince est mort, Elizabeth se tue en se jetant du haut des remparts de son château des Carpates. Or le prince a survécu... A son retour, il trouve le cadavre disloqué de son amour dans la chapelle, entouré de prêtres qui refusent de lui donner les derniers sacrements parce qu'elle s'est suicidée. Fou de douleur, le prince se rebelle contre la loi de Dieu puis contre Dieu lui-même. Il frappe de son épée le grand crucifix de l'autel, dont du sang se met à couler. "La mort sera ma vie !" s'écrie-t-il avant de boire le sang recueilli dans le ciboire.
Plus de 400 ans plus tard, à Londres, une jeune femme ressemblant étonnament à la princesse reçoit la visite de son fiancé Jonathan, employé dans un cabinet d'avoués. Il lui annonce qu'ils se marieront à son retour des Carpates, où il doit rencontrer un certain comte Dracula qui désire acheter une propriété à Londres...

 

Fred Saberhagen, considéré comme l'un des meilleurs auteurs américains spécialisés dans la science-fiction et le roman fantastique, a réussi l'exploit d'enrichir, sans le trahir, le chef-d'oeuvre de Bram Stoker, en suivant fidèlement le scénario de James V. Hart, dont le grand Francis Ford Copolla a tiré le film, Dracula, qui fut l'un des événements cinématographiques de 1993.

29 décembre 2011

Les fiancés de la nuit de Heather Graham

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 l'étreinte de l'ombre

Quand, à la mort de son père, Alexandra Gordon revient à Victory, la ville de son enfance, elle est très vite saisie par l'atmosphère de peur Qui règne dans la petite bourgade, et il ne faut pas longtemps pour Qu'elle apprenne, terrifiée, Qu'une bande de vampires s'apprête à fondre sur la ville. Par bonheur, une poignée d'habitants réunis autour d'un homme, Cody Fox, tente de s'organiser pour tenir tête aux créatures de la nuit. Mais si tous semblent faire confiance à Fox, Alexandra, elle, est saisie d'un sombre pressentiment dès Qu'elle croise son regard de prédateur. Quel secret peut bien le lier au peuple de l'ombre Qu'il traque avec tant d'acharnement ? Résumé de L'étreinte de l'ombre : Dans le jardin de sa nouvelle demeure, Vivian contemple chaque jour la statue d'un homme à la beauté troublante. Un jour, elle reçoit la visite de l'ancien propriétaire dont la ressemblance avec la statue l'intrigue. Et bientôt, des choses étranges se produisent. Comme si la statue prenait vie...

 

parution harlequin 1er juillet 2011

27 septembre 2011

Je dessine des vampires de Thierry Beaudenon

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Avant le comte Dracula dans le roman de Brad Stoker à la fin du XIXe siècle, les vampires ne cessaient déjà de hanter notre imaginaire collectif, investissant contes et légendes. Depuis, ils ont envahi notre culture, de la littérature au grand et au petit écran. De Twilight à True Blood, d'Entretien avec un vampire à Buffy, les amateurs de vampires ont de quoi se mettre sous la dent. Pour apprendre à dessiner ces personnages fantastiques, cet ouvrage propose aux dessinateurs, qu'ils soient débutants ou maîtrisent déjà les bases : un rappel des principales caractéristiques, aussi bien physiques que posturales, de ces êtres assoiffés de sang ; une méthode simple et pédagogique, grâce à laquelle l'auteur guide le lecteur pas à pas en 8 étapes, du crayonné initial à la mise en couleurs, dans l'élaboration de plus de 20 créatures de la nuit. Un ouvrage indispensable à tous les dessinateurs en herbe qui aiment les contes fantastiques !

 

parution Editions Vigot (1 novembre 2011)

29 mars 2012

collection Frisson chez Sirius

 Picnik collage

 

Les plus grands textes vampiriques compilés pour la première fois dans une série de poche, avec un appareil critique établi par un spécialiste. Une sélection des uvres majeures qui ont contribué à façonner l imagerie populaire du seigneur de la nuit et à forger sa légende !

 

Tome 1 : le vampyre de John William Polidori (parution le 24 aout 2011)

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Cologny, au bord du lac Léman, 1816. Lors d'un orageux soir d'été, une gothique compagnie se lance le défi d'écrire une histoire fantastique : Mary Shelley, Lord Byron et John William Polidori viennent d'entrer dans la légende en donnant naissance à Frankenstein et à l'ancêtre d'un certain comte Dracula... précédés par un poète anglais, John Stagg, auteur en 1810 d'un poème intitulé TheVampyre, et resté inédit en français jusqu'à aujourd'hui. En 1819, un auteur inconnu publie Lord Ruthwen ou Les Vampires, et reprend le personnage de Lord Aubrey, laissé pour mort par John William Polidori à la fin de son roman Le Vampyre, une légende. On murmure qu'il s'agit de Charles Nodier, écrivain fantasque à la multiple vie de poète, de diplomate et d'icône du romantisme... Mais celui-ci s'en prétend seulement le préfacier : presque deux siècles plus tard, le mystère plane encore. Car comme les vampires, en littérature le mystère est parfois éternel...

 

Tome 2 : La femme vampire d’Ernst Theodor Wilhelm (E.T.A) Hoffman  suivi de La Guzla de Prosper Mérimée (parution octobre 2011)

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« Le comte Hypolite était revenu exprès d’un voyage lointain pour prendre possession du riche héritage de son père, qui venait de mourir. Le château patrimonial était situé dans la contrée la plus riante, et les revenus des terres adjacentes pouvaient amplement fournir aux embellissements les plus dispendieux. 
Or, le comte résolut de réaliser et de faire revivre à ses yeux tout ce qui avait, en ce genre, frappé le plus vivement son attention dans ses voyages, principalement en Angleterre, c’est-à-dire tout ce qui pouvait se faire de plus somptueux, de plus attrayant et de meilleur goût. (…) Il se trouvait précisément un matin assis devant sa table de travail, occupé d’esquisser le dessin d’un nouveau corps de bâtiment, lorsqu’une vieille baronne, parente éloignée de son père, se fit annoncer. » 
Mais la baronne n’est pas vieille, et sa beauté fort dangereuse… 
Cette nouvelle est accompagnée d’une supercherie célèbre que Mérimée fait paraître, en 1827, sous l’anonymat, La Guzla, des poésies illyriques recueillies dans la Dalmatie, la Croatie et l’Herzégovine, et où il est question de vampires !

 

Tome 3 : La Famille Vourdalak d’Alexei Tolstoï,  Histoire de la dame pâle d’Alexandre Dumas,  La Baronne trépassée de Ponson du Terrail

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LA FAMILLE DU VOURDALAK 
En 1815, lors d’une soirée entre gens de la haute société, le Marquis d’Urfé raconte l’histoire macabre qu’il a personnellement vécu une cinquantaine d’années plus tôt : sa rencontre avec une famille de paysans serbes sous la menace d’un vourdalak. En effet, le vourdalak ne s’en prend qu’à ses proches… 


HISTOIRE DE LA DAME PALE 
« Je suis Polonaise, née à Sandomir, c’est-à-dire dans un pays où les légendes deviennent des articles de foi, où nous croyons à nos traditions de famille autant, plus peut-être qu’à l’Evangile. Pas un de nos châteaux qui n’ait son spectre, pas une de nos 
chaumières qui n’ait son esprit familier. » Hedwige va devenir l’enjeu de la lutte et de la haine à mort des deux frères ennemis. 
Car l’un des deux est un vampire… 


LA BARONNE TREPASSEE 
À la suite d’un pari qu’il a perdu, Hector de Nossac devient durant vingt-quatre heures l’esclave d’une femme qui fut sa maîtresse. 
Celle-ci vient réclamer son dû le soir des noces du baron. Sa jeune épouse disparaît. Est-elle morte, est-elle vivante ? Est-ce son spectre qui hante les cimetières ? Est-elle ce vampire qui trouble les nuits du baron de Nossac ? 
Piège, machination, épouvante, telle est l’atmosphère de cet ouvrage paru en 1852.

 


Tome 4 : Le vampire d' Alexandre Dumas (parution 11 janvier 2012)

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Des voyageurs attardés se replient de nuit vers le château espagnol de Tormenar, de sinistre réputation. Parmi eux, Juana, partie retrouver l'homme qu'elle aime, et Gilbert de Tiffauges, gentilhomme breton. Une goule travestie en mauresque surveille la scène. Dans le château vide, lord Ruthwen rejoint les voyageurs; mais le fiancé de Juana n'est pas au rendez-vous. Gilbert le découvre mort, un peu plus tard. Puis c'est le tour de Juana, et Gilbert frappe de son épée Ruthwen qui sort de la chambre où elle agonise. Convaincu malgré tout de l'innocence de l'homme qui dit être allé lui aussi au secours de Juana, Gilbert accomplit ses dernières volontés : il ne sera pas enseveli mais exposé aux rayons de la lune. Laissé seul, le mort se redresse et déploie ses ailes de chauve-souris...

 

 Tome 5 : Le vampire fantaisie mordante (parution 14 mars 2012)

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Angelo de Sorr était-il un vrai vampire ? C'est en tous cas la rumeur qu'il s'ingénia à propager, en disparaissant dans un précipice lors d'une randonnée... puis réapparaissant dans une soirée mondaine, vêtu d'une cape noire ! Son Vampire, loin du roman fantaisiste, emprunte à Prosper Mérimée et à Guy de Maupassant une atmosphère lourde et chargée d'émotions : devant l'âtre, à la lumière d'une flambée, dans une auberge isolée des montagnes pyrénéennes, trois hommes échangent sur la destinée d'une femme très belle, emportée par la chagrin... Qui sont ces hommes ? La trop séduisante Valérie est-elle réellement morte, et les morsures bientôt arborées par le bel Horatio ont-elles pour origine la rage de son chien, ainsi qu'il le prétend ?

17 septembre 2011

Dracula , Éditions Black Moon (2011)

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Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

 

Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable.

 

parution le 14 septembre 2011


20 septembre 2011

La tombe de Dracula de Colin McNaughton

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OUVRE A TES RISQUES ET PERILS.
Cette tombe renferme la dépouille et le journal du Comte Dracula ses souvenirs d'écolier, ses photos de vacances, le portrait de ses animaux favoris, les provisions de son frigidaire, et bien d'autres choses encore. Soulève le couvercle et tu découvriras les secrets du sang coagulé qui te feront hurler de peur - et pour finir, une surprise véritablement terrifiante !

 

parution 08/10/1998 Editeur: Albin Michel

 

24 juin 2011

SPIDER-MAN L'ETREINTE DU VAMPIRE

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Mordu par une araignée radioactive lors d'une expérience, le jeune Peter Parker a acquis la force, l'agilité et la rapidité proportionnelles d'un arachnide, ainsi qu'un '' sens d'araignée'' qui l'avertit en cas de danger. Mais suite à la mort tragique de son oncle Ben , il a appris à ses dépens que les super-pouvoirs impliquent de grandes responsabilités. Depuis il mène une lutte sans merci contre les criminels en tout genre sous le nom de Spiderman !

Le tisseur de toile va retrouver un adversaire assoiffé de sang : Morbius !

 

Marvel France

 

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